Considéré généralement comme une boisson revigorante, le café, utilisé sous certaines conditions, a bien plus
d’effets bénéfiques sur notre organisme.

Les effets du café sur la santé, qu’ils soient bénéfiques ou indésirables, sont généralement peu connus du grand public et parfois même des professionnels de la santé.

Si l’on s’accorde néanmoins pour dire que ces effets sont bien réels et quantifiables dès lors qu’une consommation régulière existe chez un individu.

Parler des effets du café, c’est essentiellement s’intéresser à sa pharmacologie, c’est-à-dire aux substances chimiques qu’il contient et à leurs actions sur l’organisme humain. Il s’agit tout particulièrement de la caféine, son principal composant.

Absorbée de manière très rapide et complète par l’organisme au bout de 45 minutes, la caféine atteint son pic d’action sur l’organisme entre un quart d’heure et deux heures après son ingestion. Cet effet est ressenti chez l’adulte pour pendant une durée allant de 2h30 à 4h30. Chez la femme enceinte, cette même durée augmente de manière exponentielle et peut aller jusqu’à 15h, au dernier trimestre de la grossesse, et 80h chez le nouveau-né.

La caféine est essentiellement un psychostimulant par compétition avec l’adénosine, un inhibiteur du système nerveux central.

Elle entraine aussi une libération d’adrénaline et de dopamine qui se traduit par une augmentation transitoire du rythme cardiaque et de la pression artérielle. Elle améliore ainsi les performances physiques et le travail mental, de même que le niveau d’éveil et partiellement l’humeur.

Une autre propriété de la caféine est également d’augmenter l’efficacité de certains médicaments, généralement des antalgiques, en rendant leur absorption plus rapide de 40%.

Elle peut aussi être associée à d’autres médicaments pour diminuer leur effet somnolent ou augmenter leur efficacité. Une consommation de caféine trop importante et trop prolongée peut, enfin, conduire à une intoxication connue sous le nom de caféisme.

Outre les métabolites de la caféine (substances résultant de l’utilisation de la caféine par l’organisme), le café contient d’autres substances qui peuvent participer à ses effets. Ces derniers sont les antioxydants, les diterpènes, des micronutriments et des fibres.

Les antioxydants du café, en particulier l’acide chlorogénique, participent à protéger les cellules et diminuer l’oxydation des LDL. De même, ils réduisent le processus d’athérosclérose, ce qui leur prêterait des effets bénéfiques potentiels dans les maladies coronariennes.

Notons enfin qu’une tasse de 200 ml de café contient entre 70 et 350 mg d’acide chlorogénique, soit 67 % de l’apport en antioxydant conseillé par jour dans le régime alimentaire.

Le café contient aussi des diterpènes, encore appelées huiles du café, à savoir le cafestol et le kahweol, qui seraient responsables de l’augmentation du taux de cholestérol rapporté dans certaines études chez les consommateurs de café. Cependant, il est également démontré que lorsque le café est filtré, cette augmentation n’y est pratiquement plus notée ou y est à une concentration très faible.

Au vu de toutes ces données, la FDA (organisme qui régule les aliments et les médicaments aux États-Unis), a classé le café parmi les substances alimentaires reconnues généralement sans danger.

IGNITE est un programme basé sur la science, le premier du genre en Afrique. Animé par un comité scientifique, ce programme a pour objectif de mettre en évidence les bienfaits du café sur la santé. En s’appuyant sur les résultats des nombreuses recherches sur le sujet, il s’agit d’amener les communautés scientifiques et médicales ainsi que certains leaders d’opinion à (re)découvrir le café, en réalisant à quel point la nature nous a comblés avec ressource naturelle.