Semaine économique : Master : anticiper et intégrer le marché financier

Dans le sillage du thème de la Conférence du 20ème anniversaire qui était « l’orientation des flux financiers vers l’Afrique », le groupe Supdeco a lancé un master en finance de marché. Dans le souci «d’amener sur le continent les toutes dernières idées en matière de formation », tel que s’en est réjoui le PGD Aboubacar Sédikhe Sy, en introduisant cette innovation qui «répond au concept d’anticipation ». Ceci avec l’appui et l’accompagnement de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) dont le Directeur général Edoh Kossi Amnounve renchérit : « Pour soutenir la croissance du continent, il faut savoir anticiper et prédire ».

Devant des étudiants enthousiastes et la presse réunis au Radisson face à l’océan, samedi dernier, ils ont alors expliqué l’importance de la finance de marché et, partant, des bourses de valeurs pour l’Afrique qui doit « être au diapason et aller vers la maîtrise des enjeux du monde », selon M. Sy. D’où la nécessité de se doter des connaissances nécessaires pour faire face à la concurrence. Ce qui a justifié la présence de la directrice de CGF-Bourse, Mme Marie Odile Kkantoussan et de M. Patrick Brochet, directeur associé d’Impaxis capital. Mais qui dit formation, dit formateurs. Et Supdeco est allé chercher » les meilleurs spécialistes. C’est tout naturellement donc que le clou de la cérémonie a été la présentation du nouveau master par le Professeur Eric Paget Blanc de l’université d’Evry-Val d’Essone, maître de conférences, agrégé en sciences de gestion. A une question soulevée à diverses reprises, la réponse du PGD du groupe a été limpide : « l’intégration des marchés est souhaitable, même à l’échelle du continent ». Ajoutant qu’il y a une telle interpénétration des marchés qu’autant c’est possible entre l’Afrique l’Ouest et l’Afrique centrale, autant ça l’est avec le Maroc ou les autres sous-régions. « A conditions cependant dira-t-il « qu’il y ait des activités qui le justifient et qu’il existe un cadre règlementaire adapté ». Et la CEDEAO s’y prête, de sorte que des contacts sont menés pour se rapprocher des marchés du Nigéria, du Ghana et de la Sierra Léone. Tout en balayant d’un revers de main, à la suite de la BRVM, la question souvent agitée de la souveraineté. « La bourse ne constitue aucune menace pour la souveraineté nationale. De toute façon, aujourd’hui, « avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les outils peuvent être logés partout à travers le monde », a fait noter M. Sy.

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