Quarante-quatre (44) nouveaux minibus ont été mis en circulation définitive dans la commune de Kaolack. Une véritable révolution que le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) vient de réaliser de nouveau, au grand bonheur des populations, dans le but de moderniser le secteur du transport urbain qu’assuraient les «cars rapides».

e Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) a réalisé un grand bond dans le sous-secteur du transport urbain de Kaolack. L’organe public chargé du renouvellement du parc de transport urbain persiste dans son objectif de moderniser ce sous-secteur. Le Cetud a signé samedi 11 avril avec la mairie de la ville de Kaolack la mise en circulation de quarante-quatre (44) minibus flambant neufs. Ces 44 unités ont été mises en circulation dans la commune en vue d’enrichir le parc automobile du transport urbain de la capitale régionale. C’est à l’issue de la cérémonie qui a eu lieu lundi 13 avril, en présence du président Macky Sall et d’autres personnalités, dont des membres du gouvernement.

Cette action s’inscrit dans le cadre du Programme de renouvellement du parc de transport urbain, dont l’objectif est de moderniser ce sous-secteur, retirant de la circulation des « cars rapides ». Selon Alioune Thiam, directeur du Cetud, « les nouveaux bus vont assurer le transport à l’intérieur de la capitale régionale et ses environs, dans le confort et la sécurité ». « Les 44 nouvelles unités vont desservir cinq lignes réparties entre la commune de Kaolack et les localités environnantes de Kahone, Kabatoki et Koutal », a expliqué M. Thiam. A l’en croire, l’exploitation des 44 minibus va générer environ 200 emplois directs concernant des chauffeurs, des guichetiers, des contrôleurs, des régulateurs, gérants de lignes et d’autres postes. Ces individus chargés d’exploiter les véhicules, a fait savoir le directeur du Cetud, ont déjà été formés au « secourisme par les sapeurs pompiers, à la conduite économique et sécuritaire des minibus, à la relation avec la clientèle, à la sécurité routière, à la billetterie et aux techniques d’exploitation ».

Les privés propriétaires des véhicules ayant constitué un groupement d’intérêt économique (Gie), membre de l’Association de financement des professionnels du transport urbain (Aftu) ont également été formés à « la gestion de parc automobile et des ressources humaines, à la gestion financière et comptable », rapporte le Cetud, dans un communiqué. Pour chaque minibus dont le coûté est 18,7 millions de francs CFA, le propriétaire fournit un « apport personnel de deux millions de francs CFA correspondant à la prime à la casse octroyée par l’Etat en échange du retrait de la circulation d’un car rapide ». Le paiement du crédit restant, de l’ordre de 16,7 millions, est payable en 60 mois, d’après le Cetud. Ce, à travers un crédit-bail. Les 44 minibus mis à la disposition de la commune de Kaolack font partie d’un lot de 550 à mettre en circulation à Dakar, Thiès, Louga, Saint-Louis, Kaolack, Tambacounda et Ziguinchor, pour un coût global de 11,4 milliards de francs CFA, selon le Cetud.

CHANGEMENT DE COMPORTEMENT

Le premier adjoint au maire de Kaolack, Thierno Dièye, s’en est vivement félicité et a invité la population kaolackoise à un changement de comportement pour la réussite du nouveau plan de circulation mis en place destiné à assurer le transport urbain en lieu et place des « cars rapides ». « Depuis des années, nous constatons que le phénomène de saccage de bus est récurrent chez les jeunes en furie. C’est un très mauvais comportement. La mise en circulation de ces véhicules ne bénéficie qu’à vous. Il faut bien se l’approprier », a-t-il déploré, avant d’ajouter que la mairie se bat depuis plus de 4 ans pour concrétiser ce projet. « On ne peut pas assurer le développement d’une ville sans la mobilité de ses habitants. Et cette mobilité dépend fortement du transport urbain », a poursuivi M. Dièye. Tout comme l’adjoint au maire, le Cetud a abondé dans le même sens. Selon Alioune Thiam, le changement de comportement est impératif. « C’est un acte patriotique accompli par des privés qui ont déboursé des sommes colossales pour bénéficier de ces bus. Il est inconcevable de saccager le bien public; à fortiori le bien privé », leur a-t-il lancé, avant d’annoncer une seconde phase qui dépend du succès de cette première tranche. Le représentant des transporteurs de Kaolack a manifesté toute sa satisfaction pour l’aboutissement de ce projet. « C’est un rêve qui date de longtemps. Avec l’arrive de ces 44 minibus, le parc de transport urbain de la commune de Kaolack connait une véritable révolution », s’est-il réjouit.