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La libéralisation audiovisuelle en marche au Mali

mercredi 21 mars 2012

L’Assemblée nationale du Mali a récemment voté la loi relative aux services privés de communication audiovisuelle. Le texte détermine les conditions d’établissement, d’exploitation et de distribution des services privés de l’audiovisuel et renforce les pouvoirs de régulation.

Le pluralisme médiatique est en marche au Mali. En témoigne le vote par l’Assemblée nationale, le 23 février, de la loi relative aux services privés de communication audiovisuelle. A travers l’adoption de cette loi, le législateur malien entend combler le retard que le pays a pris dans le domaine de l’audiovisuel. En effet, le Mali est pionnier en terme de radiodiffusion privée, avec près de 500 stations de radiodiffusion sonore par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquences (les radios FM) pour seulement trois opérateurs audiovisuels.

Pour le ministre de la Communication Sidiki N’Fa Konaté, cette loi va favoriser le développement économique et stimuler la publicité. « Il s’agit d’amplifier l’ouverture et d’accueillir de nouveaux acteurs », a souligné le ministre. La nouvelle loi traite à la fois de la radio et de la télévision. Par exemple, elle détermine les conditions d’établissement, d’exploitation et de distribution des services privés de radiodiffusion télévisuelle et sonore. Elle renforce également les pouvoirs de régulation de l’audiovisuel.

Un texte de clarté

Avec l’éclosion de la diffusion des images de chaînes étrangères et l’absence de textes législatifs sur la télévision privée ou d’un code de l’audiovisuel, le secteur audiovisuel malien manquait jusqu’alors de visibilité. La gestion de la concurrence laissait également à désirer, tout comme le manque de rigueur dans la gestion du piratage télévisuel.

Outre ces insuffisance, le texte prend en compte l’apparition des nouveaux services audiovisuels avec le développement du numérique et des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Désormais, la responsabilité d’usage des fréquences, d’établissement et d’exploitation de services privés de radiodiffusion est dévolue à un seul organe de régulation qui doit être une autorité indépendante et compétente. Sidiki N’Fa Konaté a salué l’avènement d’un seul organe de régulation, en espérant que le texte permette l’émergence et la professionnalisation du secteur et que les radios et télévisions qui en sortiront seront des structures plus à même de protéger les libertés.

par Harouna Fomba

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