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QUAND SAMBOUDIAN S’EN MELE
Rumeurs, rumeurs

samedi 23 juillet 2011

Les rumeurs les plus folles courent désormais sur le ticket que Abdoulaye Wade voulait et veut peut-être toujours instituer. Karim le fils , le petit comme l’appelle dédaigneusement Cheikh Tidiane Gadio, Idrissa Seck, l’autre fils, Macky Sall, dauphin d’un moment ou pourquoi pas, Souleymane Ndéné Ndiaye, Premier ministre en poste, après avoir été porte-parole, directeur de cabinet, ministre d’Etat du Pape du Sopi. Chacun d’entre eux a sa chance, certainement très volatile car dans le cerveau désormais fatigué de Grand-père, il est fort à parier que l’humeur est changeante. La vérité d’un jour n’est pas forcément celle du lendemain. Pourquoi pas un scénario, à la Poutine, Wade se contentant du poste de vice-président ? Ce n’est pas plus tiré par les cheveux qu’un ticket Khalifa Sall/Karim Wade.

Dans l’univers d’incertitude wadien, il est quelques points acquis qui peuvent permettre d’anticiper et de ne pas être désarçonné par le maître du contrepied. Le premier est que quoi qu’il puisse lui en coûter, quoi qu’il faille faire, Wade est déterminé à tout faire pour conserver le pouvoir et s’assurer du nom de son successeur, le meilleur pour lui, en qui il sait pouvoir avoir confiance, étant le fils biologique.

Deuxième point acquis, Wade n’est pas en mesure de conduire une campagne électorale pour la présidentielle. Mais il est interdit de même le penser. Alors le dire ! C’est que le président et son mouvement de soutien devenu dans le langage suggéré, imposé par Wade/Idrissa savent que le seul commun diviseur est Wade. Alors que ses porteurs de parole, en guise d’écran de fumée, plutôt réussi, ne cessent de railler Benno Siggil Sénégal « incapable d’avoir un candidat », une non candidature de Wade se traduirait pare une explosion de candidatures, une bonne dizaine, assurément (Idrissa Seck, Macky Sall, Aminata Tall, Souleymane Ndéné Ndiaye, Karim Wade, Pape Diop, Ousmane Ngom, Cheikh Tidiane Sy, Cheikh Tidiane Gadio…) au PDS. Voilà l’une des raisons des contorsions intellecutellesdu président.

Futile débat

Depuis deux ans, il n’en reste pas moins que Wade nous a plongés dans un débat aussi stérile qu’inutile. La Casamance déchirée depuis trente ans, l’absence de toute sécurité sociale pour le plus grand nombre, une école inefficace, des emplois inexistants, notre système institutionnel et démocratique, méritaient ce grand débat. Wade a choisi de nous cantonner à son cauchemar, à son impossible rêve. Quel dommage ! Il ne nous aura épargné aucun travers.
Le dernier débat en date est celui du recrutement de mercenaires pour se « venger » de l’opposition. Vrai ou faux ? La vérité finira bien par éclater, mais il est certain que si c’est si c’est le prix à payer pour garder le pouvoir, Wade n’hésiterait pas par deux fois bien que ce soit pure folie car on sait comment commence le recours aux chiens fous, jamais comment cela peut finir.

Idy

Il est enfin sorti de son silence. Plus ça va, plus Idy montre qu’il est l’enfant de Wade. Comme lui, seul l’intéresse l’accession au pouvoir ou sa conservation. J’espère vraiment que le moment venu, les Sénégalais sauront à quoi s’en tenir avec lui. Qu’ils se souviendront qu’à peine installé au pouvoir avec Wade, il a entrepris de déclencher les hostilités avec leurs alliés, Moustapha Niasse en tête, parce que ce qui comptait, ce n’était pas le travail à faire, les programmes pour satisfaire les Sénégalais et donc conserver leurs faveurs électorales. Idi ne croit guère à cela. Pour lui, le pouvoir se négocie, s’obtient par manœuvre et arrangements. A cet égard, il est même pire que son ancien mentor, qui peut nourrir quelques rêves, il est vrai démesurés et irréalistes. Question d’organisation et de surmoi.

Prix Jacques Diouf

A l’initiative du Mali et du Malawi, l’Union africaine vient d’instituer un prix Jacques Diouf. Wade qui n’a cessé de pourfendre l’ancien directeur général de la FAO, coupable d’ambition présidentielle, n’a pas dû beaucoup apprécier. En son absence, son représentant, le Premier ministre n’aurait pas non plus soutenu la proposition. Même pas beau joueur, décidément. Peu en chaut à Diouf dont le « service méritoire à la tête de la FAO est une motivation pour d’autres Africains assumant de hautes responsabilités pour travailler de manière honorable ». Il est vrai que présider une institution internationale pendant dix-huit ans et n’avoir jamais fait l’objet d’accusations les plus courantes et infamantes en l’espèce, histoire de femme et d’argent, est assez rare pour être souligné. Bravo Jacques.

Samboudian KANTE


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