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HI-TECH
Bientôt des téléphones à énergie solaire

mardi 10 mai 2011

Wysips, une société française est sur le point d’utiliser sa technologie pour équiper les futurs mobiles. Elle transforme l’écran en surface photovoltaïque et permet d’étendre son autonomie.

Ludovic Deblois, le fondateur de Wysips, en est certain : « dans quelques années, nous n’aurons plus besoin de chargeur pour notre téléphone. » Ce jeune entrepreneur, ingénieur de formation, est pourtant loin d’être un rêveur. En 2009, il cofonde Wysips, une entreprise basée à Aix-en-Provence, dont le projet est ni plus ni moins un « téléphone mobile solaire autonome », rechargé uniquement grâce à des cellules photovoltaïques, selon telecharger.com.

Pour parvenir à cela, Wysips dispose d’une technologie unique au monde : des « panneaux solaires » fins et transparents, que l’on peut parfaitement adapter aux écrans de nos appareils mobiles. Epais d’un dixième de millimètre, ils ne gênent en rien une utilisation tactile.

Comment ça marche ? Un peu à la manière des fameuses images lenticulaires, qui présentent des formes différentes ou un effet de relief selon l’angle sous lequel on les regarde. C’est Joël Gilbert, l’autre cofondateur de Wysips, qui a eu l’idée de s’inspirer de ces effets d’optique pour les appliquer aux cellules photovoltaïques. De cette manière, il est possible de voir ce qui est affiché à l’écran tout en absorbant une partie de la lumière qui sera convertie en électricité.

Le film lenticulaire de Wysips est ainsi constitué d’une couche de lentilles semi-cylindriques, qui orientent les faisceaux lumineux, doublée d’une couche de bandes de cellules photovoltaïques. Le tout est simplement « posé » par la suite sur un écran traditionnel.

Soyons clairs : dans sa version actuelle, la technologie de Wysips ne permettra pas de se passer de chargeur. « Sur les téléphones mobiles, on apporte un complément d’énergie, indique M. Langlois qui permettra d’empêcher d’augmenter la taille des batteries et de ne plus jamais tomber en panne ». En revanche, les livres électroniques, bien moins gourmands - merci l’encre électronique - pourraient être dispensés de chargeur grâce à Wysips.

Concernant les mobiles, M. Deblois précise « qu’avec une heure d’ensoleillement extérieur, on peut fournir une demi-heure de communication », mais n’a pour l’instant pas de chiffre plus explicite à donner quant au gain d’autonomie que sa technologie offrira à terme, car il dépendra largement des utilisateurs et de leurs habitudes. Il détaille cependant qu’il faudrait réunir 600 smartphones dotés de la technologie pour subvenir aux besoins électriques d’une maison individuelle, chauffage exclus.

D’après M. Deblois, les premiers téléphones dotés de sa technologie verront le jour au deuxième semestre 2012. Une unité de fabrication des films, qui sera située dans le Sud de la France, sera construite au préalable, entre la fin d’année et le début 2012.

M. Deblois se montre assez peu disert quant à ses futurs clients. Il confie être « en discussion » avec les cinq plus grands fabricants de mobiles, « en discussion avancée » avec un opérateur télécom européen qui souhaiterait obtenir la technologie en priorité et « en finalisation de négociation avec un opérateur américain ». Des opérateurs et des fabricants qui aimeraient bien profiter de l’effet marketing qu’apporterait cette technologie « verte » à leur offre…

Comme l’iPhone, Android possèderait un « mouchard »

Selon The Guardian et le Wall Street Journal, les smartphones dotés de l’OS de Google enregistrent aussi les déplacements de leurs utilisateurs. Apple et Google ne commentent pas pour l’instant.
L’affaire du mouchard de l’iPhone et de l’iPad, qui occupe le devant de la scène médiatique depuis des jours, gagne le rival Android, le système d’exploitation pour mobiles de Google. Deux journaux, The Guardian et le Wall Street Journal, affirment dans leurs colonnes que l’OS collecte et enregistre lui aussi des informations sur les déplacements de l’utilisateur du terminal.

Le journal britannique évoque la découverte d’un Suédois, Magnus Eriksson, et donne un lien vers ce qu’il a publié sur Internet, où il est question de deux fichiers, cache.cell et cache.wifi, stockés dans l’appareil à l’endroit suivant : /data/data/com.google.android.location/files. Selon ce qui est mis en ligne, Android stocke au maximum les coordonnées des 50 dernières antennes-relais avec lesquelles le mobile a été en contact et les 200 derniers réseaux Wi-Fi (les plus anciennes données sont effacées au fur et à mesure) qu’il a repérés, alors que l’OS enregistre un an de géolocalisation.


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