Accueil du site > Actualités > Economie > 18 milliards investis dans 66 localités

L’USAID AU CHEVET DU CONSOMMER LOCAL
18 milliards investis dans 66 localités

lundi 6 juin 2011

L’Usaid soutient le gouvernement du Sénégal, à travers le Programme quinquennal d’investissement agricole pour booster la production de maïs et le consommer local. 18 milliards CFA ont été mis en place pour un projet visant à toucher un million de personnes dans 66 communautés rurales des régions dont Tambacounda, Matam, Sédhiou et Kolda.

C’est une centaine d’invités de l’ITA et de l’USAID-PCE qui a participé à la journée d’exposition et de dégustation de maïs le mardi 10 mai 2011. A cette occasion, le maïs a été présenté à travers une diversité de plats. Une séance de dégustation a permis de témoigner de la variété de la cuisine sénégalaise. Démontrer que le maïs pouvait permettre de faire toutes sortes de gourmandises a été un véritable ravissement. Du pain, du pain au lait, des petits fours fort croustillants, le gâteau marbré, à la noix de coco, des crêpes sucrées, le délicieux beignet au poisson, du « Diouka », des pizzas, les crêpes fourrées ou alors le fameux « sanxal » royal avec sauce viande ; tout y passe. L’échantillonnage de mets a convaincu des possibilités qu’offrait l’Art culinaire sénégalais avec des produits à base de maïs local.

Durant cette journée d’exposition et de dégustation, six variétés de maïs, toutes cultivées au Sénégal, ont été utilisées. Un paquet technologique dont l’objectif est d’amener les sénégalais à consommer le maïs local. Les résultats obtenus sur ces céréales hybrides sont intéressants, à en croire les producteurs de la vallée qui s’extasient sur les performances. D’autant que cette année, ces cultivateurs ont pu obtenir jusqu’à 8 tonnes par hectare en lieu et place des 3 tonnes naguère récoltées sur la même surface de terre.

Le maïs en vedette

La culture du maïs est un enjeu au Sénégal. « Le principal enjeu étant d’accroitre la productivité en champ, en conditions réelles, afin que le paysan trouve dans l’adoption de nouvelles variétés, un rendement et un gain financier supérieurs à l’exploitation de surfaces égales », soulignent des professionnels du secteur. Pour le Dr Ababacar Ndoye, Directeur général de l’ITA « nous sommes dans un contexte mondial où la demande en céréales et les prix ne cessent d’augmenter. Le Sénégal importe près de la moitié des céréales qu’il consomme. Il a initié beaucoup de programmes pour augmenter la production céréalière et réduire la dépendance par rapport à l’extérieur. Les statistiques révèlent en effet que le Sénégal importe plus d’un million de Tonnes de céréales (riz et blé) chaque année avec comme conséquence une perte de devises et un déséquilibre de la balance de paiement, mais aussi une perte d’opportunité de revenus et de création d’emplois pour tous les acteurs potentiels de la filière (producteurs, commerçants, transformateurs, distributeurs, utilisateurs etc.). Aussi, pour le Dr Ndoye « la transformation et la consommation de nos céréales locales vont-elles contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et des revenus des producteurs en plus d’accroitre la création d’emplois pour les différents acteurs de la filière ». Il ajoute au passage qu’une « des missions de l’ITA est de développer, à partir de nos productions locales, de nouveaux produits alimentaires et recettes qui soient d’une bonne valeur nutritive, adaptés au goût et au pouvoir d’achat des consommateurs sénégalais ».

Le Directeur du Projet Croissance Economique/USAID, Andrew Keck a rappelé l’engagement de l’agence américaine en indiquant : « avec ce projet, nous espérons contribuer au renforcement du secteur agricole, accroître la sécurité alimentaire et surtout contribuer à améliorer les revenus des acteurs des chaînes de valeur agricoles que nous ciblons ». Si la zone du fleuve a accueilli le projet maïsicole, l’USAID s’est par ailleurs déployé dans les régions de Tambacounda, Kolda, Kédougou et Sédhiou pour accompagner les populations rurales de ces localités. Ce programme quinquennal de développement agricole et de nutrition est évalué à 40 millions de dollars soit 18 milliards FCFA. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire pour plus d’un million de citoyens, notamment les couches les plus vulnérables du Sénégal à travers 66 communautés rurales. Ce projet dénommé USAID/Yaajeende a été conçu en collaboration avec le Gouvernement du Sénégal pour aider à financer le Programme national d’investissement agricole. Les populations des 66 communautés rurales concernées seront encadrées de la production à la consommation en passant par la distribution et la commercialisation de leurs produits. En outre, l’USAID « entend faciliter l’accès aux marchés agricoles pour les communautés les plus défavorisées du Sénégal en plus d’améliorer la nutrition et l’accès aux activités économiques », a déclaré Kevin Mullally, Directeur de l’USAID. « Il apporte une approche novatrice pour lier l’agriculture à la nutrition, tout en accordant la priorité à la promotion de la bonne santé », conclut- il. Maimouna Lo Guèye, Secrétaire générale du ministère de l’Agriculture a indiqué lors de la cérémonie de lancement du projet USAID/Yaajeende que « la lutte contre l’insécurité alimentaire est une priorité essentielle du gouvernement du Sénégal. « Nos programmes agricoles seront amplifiés par le projet USAID/Yaajeende, ce qui est une manifestation de la volonté politique commune des gouvernements américains et sénégalais à éradiquer la pauvreté ».

Pape Amadou FALL


  Dans la même Rubrique :
Abdoulaye Wade achète un terrain à 1,182 milliard
Pour une relative stabilité
Une attestation de complaisance
La Caisse des dépôts et Consignations se cherche
Performances douteuses et opacité

Réagir à cet article

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Lien hypertexte (optionnel)

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)