DEVOIR DE MEMOIRE : Des hommes, une histoire, un Etat fédéral

Abraham Lincoln, Martin Luther King, anciens combattants, vétérans… et World Trade Center, font l’histoire des Etats-Unis. D’où les mémoriaux qui portent leurs noms pour magnifier le sang de ces personnes qui ont fait les Etats-Unis.  Leurs parcours et leurs combats ne sont jamais vains. Un respect religieux entoure leur œuvre, en témoignent ces lieux de culte, de tourisme, qui les rendent immortels.

A chaque Etat son héros. Si Lincoln garde un œil sur Washington. Le père-fondateur et auteur du premier amendement trône au cœur de Washington et surveille le pouls de ses concitoyens. A ses pieds, les soldats tués au Cambodge et au Vietnam gardent la bâtisse du mémorial de l’homme qui a donné la liberté aux Américains.

A Atlanta, le mémorial Martin Luther King est le symbole de la réalisation du vœu du pasteur. Son rêve de voir Noirs et Blancs main dans la main est deenu plus qu’une réalité, en ces lieux où la flamme est loin de s’éteindre. Pourtant, il continue de prêcher l’égalité raciale. Dans son église. Sa voix appelle encore. Dr King harangue encore le public venu en pèlerinage. L’émotion est vive sur les visages de ces pèlerins et fidèles. A l’entrée de l’Eglise, la voix du pasteur retentit, son « I Have a dream » perce les murs de ce lieu de culte, classé patrimoine culturel. D’ailleurs, c’est pourquoi cette église évangéliste n’accueille plus la messe.
A côté de l’église, son tombeau baigne dans la piscine de sa maison,  berceau de la lutte contre le racisme. Le King repose certainement en paix en voyant Noirs et Blancs s’arracher des cadeaux-souvenirs de ce lieu mythique.

Non loin de là, sa maison natale, fermée en cette belle matinée géorgienne où la foule s’approvisionne à la boutique souvenirs, histoire de participer à la préservation de ce patrimoine. Où sa vie est retracée. Son quotidien exposé via ses affaires personnelles : soutane, robes de son épouse.

A Ground zero, c’est une autre avalanche d’émotions qui fait perler les larmes. Les 2 977 victimes des attentas, âgées de 2 à 85 ans et originaires de 90 pays, reposent sur les bords du bassin des victimes des attentats du 11 septembre.
En cette matinée glaciale, l’endroit conserve toute sa solennité, mais aussi toute sa douleur. Leur vie est retracée et racontée par les bénévoles de Ground Zéro. L’émotion s’accroît à la vue des fleurs placées devant les noms et qui symbolisent leur anniversaire, 12 ans après. Classement par famille, par corps de métier ou en solitaire, chaque histoire est particulière. Les volontaires qui les racontent leur donnent, pour chaque cas, un goût de pièce unique. Bruce, le guide, y met du sien pour retracer l’effroyable journée. Il raconte la vie et le courage de ces personnes qui ont, chacune, lutté à sa manière. L’homme au foulard rouge qui ordonna de tirer et de sortir les prisonniers des flammes du 17e étage à la sortie, malgré le péril. Ce juge qui a quitté son bureau pour venir sauver des vies, la famille décimée et qui comporte la plus jeune victime.

Mais l’ambiance morose et de pèlerinage s’éclaire avec ce soleil timide qui offre une petite ombre au miraculé. L’arbre qui a résisté aux flammes symbolise  aujourd’hui le lien entre les anciennes et les nouvelles tours du World Trade center. L’arbre qui unit le passé au présent de ce lieu qui a changé la manière de voir des Américains. Et imposé la phobie sécuritaire dans les administrations et aéroports.

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