Le bilan africain se dessine en clair-obscur.  Historique et joyeux quand L’Algérie  et le Nigéria se hissent en huitièmes de finale, mais décevant et honteux avec un Cameroun couronné ‘’risée mondiale’’. Brrr…

La magie de la samba n’a pas trop opéré chez les équipes africaines. Qui font un pas en avant, deux en arrière. Que de contrastes ! La note africaine est tantôt bonne, tantôt médiocre. Tantôt historique avec l’Algérie, tantôt dégoutante avec le Cameroun.

2014, c’est mieux qu’en 2010. L’Afrique a placé deux équipes au deuxième tour : le Nigéria fait dans le pleurer-rire. L ’Algérie et les Fennecs chantent et savourent leur double record historique. L’Algérie  signe sa première victoire et franchit l’étape des phases de poule en accédant aux huitièmes de finale. Les Verts décrochent un A. Ils ont réussi un bon mondial. Mais la séduisante Algérie n’a pu bousculer l’ogre allemand pourtant bien malmené. Elle a finalement abdiqué durant les prolongations. Battue par 2-1, la meilleure équipe africaine du moment garde son rang au Brésil. Loin de la Côte d’Ivoire, en perte de résultat et toujours mal dans sa peau de favori.

Bons sur le papier,  les Ivoiriens n’ont pu profiter de leur bon tirage 2014. Les Eléphants bouclent une génération dorée mais de loosers. Drogba et Yaya quittent la scène mondiale sans avoir jamais brillé, la malédiction est tenace.  Déceptions et regrets rythment leur bilan en Coupe du Monde. Mais, leur sort est plus envieux que celui des Ghanéens et Camerounais hantés par les primes, l’inefficacité et l’indiscipline.

 Sur un faux  air de primes

Le racé  Cameroun, 7 fois mondialiste, n’en finit plus avec les primes. C’est le champion du ridicule.  Au départ de Yaoundé,  les Lions indomptables réclament  50 millions de primes de participation et  accusent un retard pour leur envol en direction du Brésil. L’ambiance se dégrade. La tension monte et  les Lions déjouent et se couvrent de ridicule. Sur les trois matches, ils font un zéro point et sortent de la compétition sous les couleurs de la honte. Leurs joueurs se battent sur le terrain. La désunion les accompagne, seule une dizaine de joueurs rentre à Yaoundé. Les résultats de l’enquête permettront-ils au Cameroun de rebondir et de redevenir ce géant du foot africain, sans complexe et au cœur de Lions indomptables ?

Quelques jours plus tard, le Ghana prend le relais sur la question des primes. Malgré son nul prometteur face à l’Allemagne, elle plie bagages après sa défaite devant le Portugal de Ronaldo.  Les Black-stars quittent le Brésil en laissant une mauvaise image. Souley Muntari et Kevin Prince Boateng  sont accusés d’actes d’indiscipline et exclus du groupe la veille du dernier match de poule. A peine la glaciale brise ghanéenne s’estompe que le vent froid des primes resurgit chez les Super Eagles.  Juste après sa qualification et sa belle prestation contre l’Argentine de Messi, le Nigéria refuse de s’entraîner. Il entre dans sa préparation de match devant la France par une démobilisation morale. Le champion d’Afrique lustre son image avec une sortie presque honorable. En huitièmes de finale, les Nigérians font trembler les Français mais Enyeama se brise dans le money-time. Pas de chance.

Brésil 2014 reste un bon repère pour le continent. Le football africain doit  travailler son  engagement et la finition pour atteindre le carré d’as mondial. Et éviter de buter sur la bonne organisation des équipes européennes  comme  la France et l’Allemagne, briseurs des rêves de quarts de finale du Nigéria et de l’Algérie à Brésil 2014. Rendez-vous en 2018 en Russie.