Classé dans | Société

Abdoul Baal, directeur de l’exploitation de la Sde : «Les ouvrages de la Sde ne permettent pas de couvrir la demande»

Publié le 06 octobre 2014 par Pape Mayoro Mamadou NDIAYE

Selon Abdoul Baal, directeur de l’exploitation de la Sde, la cause du manque criard de cette denrée extrêmement précieuse est le retard dans la réalisation des ouvrages qui permettent de produire suffisamment d’eau, l’accroissement énorme de la population de Dakar qui polarise beaucoup d’activités et de personnes, et les besoins en situation de pointe restés toujours énormes. Aujourd’hui, à en croire M. Baal, les ouvrages de la Sde ne permettent pas de produire suffisamment afin de couvrir la demande au niveau de Dakar. «Il y a une insuffisance d’ouvrages pour capter et produire l’eau qu’il faut pour les populations. Cela nécessite la réalisation de nouveaux ouvrages, de nouveaux forages. C’est pourquoi il y a un déficit entre la ressource et les besoins», a-t-il ajouté. De l’avis du directeur de l’exploitation de la Sde, le gouvernement du Sénégal s’est engagé avec la Sde à mettre en œuvre des travaux pour apporter une solution définitive à ce problème. «Nous allons réaliser des ouvrages pour les besoins de 2014 à 2018 et à partir de 2019 la Sones prend le relais. Ce sont de grands ouvrages pour tous les besoins jusqu’à la période allant de 2025-2030», a-t-il annoncé. D’après M. Baal, l’Etat du Sénégal et la Sde se sont fixé l’objectif de mobiliser la plus grande partie de cette eau avant juin 2015 pour couvrir le déficit. Le pouvoir public, dit-il, donne à la Sde les instructions idoines pour réaliser tous les ouvrages permettant de mettre un terme à cette pénurie et les travaux ont commencé. «Notre vocation est de mobiliser la production excédentaire pour couvrir également les besoins jusqu’en 2019, année pendant laquelle la Sones a prévu de réaliser de grands ouvrages des usines du Lac de Guiers pour les besoins futurs. Donc, c’est pour produire un volume tampon en vue de couvrir les besoins entre 2015 à 2019». Les forages ont commencé à être réalisés, informe le directeur de l’exploitation de la Sde, ainsi que toutes les mesures d’accompagnement, c’est-à-dire les réseaux de distribution à reconfigurer pour faire en sorte que toutes les populations aient de l’eau normalement.

En attendant la fin de ces ouvrages, la Sde pilote le réseau au niveau des quartiers où le problème est beaucoup plus intense comme Nord-Foire, Liberté 6 extension, Cpi, une partie de la Médina, de Dieuppeul, de Grand-Yoff pour que personne ne manque d’eau 24h/24, en mobilisant les camions citernes pour accompagner les zones les plus déficitaires. Et, selon M. Baal, cette activité continue jusqu’à la mise en service des travaux qui handicapent l’alimentation normale en eau.

Ce manque criard de l’eau dans la capitale sénégalaise a provoqué la suspension des tarifs maraîchers par le gouvernement. «C’est le ministère de l’Hydraulique qui gère les tarifs maraîchers. Mais pour ce que j’en sais, il y a absolument une suspension. C’est normal car quand il n’y a pas assez d’eau pour l’utilisation domestique, on diminue le quota qu’il faut pour le maraîchage».
Car la réserve d’eau au niveau de la nappe phréatique n’est pas

Dakar, il n’y a plus d’eau dans la nappe. C’est pourquoi on cherche de loin de l’eau comme au niveau du Lac de Guiers et de Kébémer. Mais, il n’y a pas de risques majeurs sur la nappe en profondeur».

Ecrire un commentaire

Advertise Here
Advertise Here

Les Editos

SITES AMIS