Plus de 230 milliards de FCFA, c’est le gain  estimé du grand Magal de Touba sur l’économie nationale selon l’évaluation de l’économiste Moubarak Lô. Le Magal de Touba  célébré dimanche prochain rapporter    ait gros. Sans doute,  une des raisons ayant poussé l’Exécutif  à  introduire une proposition de loi à l’Assemblée nationale. Désormais ce jour important  est décrété  chômé et payé. Une satisfaction pour la communauté mouride, une équation pour les entrepreneurs du secteur privé qui considèrent qu’il y a trop de fêtes au Sénégal. Le président du Conseil National du Patronat a révélé le mercredi 11 décembre  à l’ouverture de l’édition 2013 des assises de l’entreprise sa préoccupation concernant les jours fériés au Sénégal tout en mettant l’accent sur l’impact de la trésorerie de l’entreprise car ce sont des jours chômés et payés. C’est l’avant événement, le jour de l’événement et l’après événement. Un jour de célébration représente à la vérité trois journées de travail perdues. Une problématique qui appelle à une concertation nationale comme y invite Baïdy Agne le président du Conseil National du Patronat. Les autorités étatiques doivent se pencher rapidement sur cette question car les enjeux sur l’économie sénégalaise sont énormes pour un pays classé parmi les plus pauvres au monde. C’est un véritable gâchis de perdre autant de jours sans travailler. Cette question doit être visitée sans passion au nom simplement de l’intérêt national.

L’audit physique et biométrique des agents de l’Etat a révélé que 11.000 agents de la Fonction publique ne sont pas fait recensés. Des agents fictifs ou morts qui figuraient dans le fichier de la Fonction publique. Il ne s’agit pas simplement pour l’Etat de radier de manière définitive mais une enquête doit être ouverte pour savoir comment ses 11 000 agents ont pu figurer sur le fichier. Qui empochait les salaires et depuis quand ? Un ensemble de questions cerne cette affaire et elles méritent des réponses. La masse salariale du Sénégal semble avoir été gonflée au vu des résultats de l’audit du fichier. Combien sont-ils dans la fonction publique s’interrogeait-on : 120 000 ou 130 000 agents au moment de lancer l’opération d’audit ? En attendant que certains d’entre eux se manifestent sous peine de radiation définitive, s’annonce en filigrane un scandale énorme si le travail de recherche pour cerner les raisons qui ont amené à trouver 11 000 agents dans le fichier non recensés. L’Etat doit agir pour éclairer l’opinion publique.

Le dossier de la traque des biens mal acquis est une véritable boite de Pandore pour les gens de l’ancien régime. Aida Ndiongue l’ex-sénatrice libérale et Abdoul Aziz Diop l’ex-coordonnateur du Plan Jaxaay  en savent quelque chose. Ces deux personnes qui ont été entendues par la gendarmerie vendredi dernier et gardées en vue jusqu’à mardi dernier au moment où nous bouclons cette édition. Ils  ont  bénéficié d’un retour de parquet et devraient être entendus avec d’autres par le procureur de la République dans le cadre de  la gestion du Plan Jaxaay, notamment le nébuleux marché des produits phytosanitaires. Le procureur Aliou Ndao tisse méticuleusement sa toile dans ce dossier et chaque jour voire chaque semaine, de nouvelles têtes apparaissent dans le dossier. Qui sera la prochaine victime s’interroge les Sénégalais fort désireux d’en savoir toujours un peu plus. La Haute Cour de justice réactivée par les députés à l’Assemblée nationale permettra de juger les anciens ministres comme Karim Wade, Oumar Sarr, cité dans le dossier du Plan Jaxaay, Ousmane Ngom, Samuel Sarr. Farba Senghor qui est incriminé dans le saccage des journaux l’As et 24h chrono pourraient se retrouver à la barre de la Haute Cour de Justice.

L’industrie sénégalaise est au pus mal depuis de nombreuses années, c’est connu. Deux de ses mastodontes (la Suneor et CSS) connaissent-ils leur chant de cygne ? La situation financière de ses deux sociétés semble au plus mal. C’est le sort de milliers de travailleurs qui est en jeu, une situation dont l’Etat se préoccupe. Il faudra mettre carte sur table avec les dirigeants de ses deux entreprises qui ont souvent jouer sur du velours avec les autorités sénégalaises au détriment des populations. Une qui renaît, quatre qui fusionnent. Le gouvernement se réajuste dans la gestion des agences. Il y a deux semaines à Saly, lors du lancement de la saison touristique, le président de la République avait annoncé la renaissance de l’agence pour la promotion du tourisme. Une décision saluée par les professionnels de ce secteur. Lundi dernier, ce sont quatre agences : Anej, Fnpj, Anama et Ajeb qui ont été fusionnés. Une décision opportune qui s’inscrit dans la rationalisation des dépenses de l’Etat.