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	<title>La gazette du pays et du monde</title>
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	<description>Ce site pr&#233;sente toute l'actualit&#233; s&#233;n&#233;galaise, de la sous r&#233;gion et du monde. La gazette vous propose des reportages, des enqu&#234;tes...</description>
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		<title>A quand l'application effective de l'arr&#234;t&#233; ?</title>
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<category domain="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique27">Economie</category>


		<description>La d&#233;cision de baisse des prix du riz, du sucre et de l'huile a &#233;t&#233; annonc&#233;e par le gouvernement le vendredi 20 avril dernier, lors du conseil interminist&#233;riel sur la campagne agricole 2012-2013 pr&#233;sid&#233; par le Premier ministre Abdoul Mbaye. Une rencontre s'est tenue entre le gouvernement et l'Union nationale des commer&#231;ants et industriels du S&#233;n&#233;gal (Unacois) le lundi 23 avril. En d&#233;pit de ce consensus, bon nombre de commer&#231;ants continuent de vendre avec les anciens prix. &lt;br /&gt;&#171; La baisse de ces prix est une (...)


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&lt;a href="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Economie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.lagazette.sn/IMG/arton3827.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;210&quot; height=&quot;157&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;La d&#233;cision de baisse des prix du riz, du sucre et de l'huile a &#233;t&#233; annonc&#233;e par le gouvernement le vendredi 20 avril dernier, lors du conseil interminist&#233;riel sur la campagne agricole 2012-2013 pr&#233;sid&#233; par le Premier ministre Abdoul Mbaye. Une rencontre s'est tenue entre le gouvernement et l'Union nationale des commer&#231;ants et industriels du S&#233;n&#233;gal (Unacois) le lundi 23 avril. En d&#233;pit de ce consensus, bon nombre de commer&#231;ants continuent de vendre avec les anciens prix.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La baisse de ces prix est une belle initiative pour le gouvernement mais les commer&#231;ants ne sont toujours pas en mesure de l'appliquer. Quand on parle de hausse, les commer&#231;ants l'appliquent dans les heures qui suivent. Et lorsqu'il s'agit de baisse, ils tardent &#224; l'appliquer, soutenant qu'ils attendent l'&#233;coulement de leur stock &#187;, d&#233;plore Amy qui pense que la baisse n'est senti qu'au niveau du sucre et de l'huile, et que le nouveau r&#233;gime devrait encore r&#233;duire le prix du riz parce qu'il n'a fait que le remettre au m&#234;me prix qu'auparavant. Toujours selon cette habitante de Fass Mbao, le riz parfum&#233; qui se vendait &#224; 21.000F Cfa le sac de 50 Kg, a connu un rench&#233;rissement au moment de la campagne jusqu'&#224; atteindre la somme colossale de 27.000F Cfa, voire plus. Si Amy affirme que cette baisse touche seulement le sucre et l'huile, Matar par contre affirme n'avoir pas constat&#233; de baisse du tout. &#171; Je ne vois aucune baisse. Pas plus tard qu'hier, j'ai achet&#233; le sac de riz au march&#233; de Thiaroye &#224; 21.000F Cfa. Donc, on ne peut pas parler de baisse &#233;tant donn&#233; que les prix restent inchang&#233;s &#187;. lance-t-il avec amertume. La plupart des clients rencontr&#233;s dans les grossistes ou d&#233;taillants attestent que cette baisse n'est pas sentie dans le panier de la m&#233;nag&#232;re du fait que beaucoup de commer&#231;ants continuent d'&#233;couler leurs marchandises qu'ils d&#233;tiennent par devers eux en appliquant les anciens prix. C'est le cas chez Souleymane Diallo, ce boutiquier qui pr&#233;f&#232;re &#233;couler son stock arguant n'avoir pas encore vu l'arr&#234;t&#233; minist&#233;riel : &#171; il m'est impossible d'appliquer cette baisse parce que je n'ai pas vu d'arr&#234;t&#233;. Je continue de vendre au m&#234;me prix qu'avant, sinon c'est la perte. Ce que je ne souhaite pas car un commer&#231;ant vend pour se faire des b&#233;n&#233;fices &#187;, laisse entendre ce Guin&#233;en qui exerce le m&#233;tier de boutiquier depuis belle lurette.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si dans la banlieue, l'on se plaint de la non-application de la baisse des prix de ces trois denr&#233;es de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, les commer&#231;ants disent le contraire &#224; hauteur de Fass Casier. Serigne, un grossiste qui se dit satisfait du r&#233;gime de Macky Sall du fait qu'il a respect&#233; sa promesse laisse entendre : &#171; Vendre moins cher nous importe nous les grossistes parce que nous avons &#233;lu Macky Sall pour une meilleure condition de vie des s&#233;n&#233;galais &#187;, et de rench&#233;rir : &#171; le gouvernement devrait m&#234;me r&#233;duire toutes les denr&#233;es car on pr&#244;ne un nouveau type de s&#233;n&#233;galais qui mange &#224; sa faim &#187;. Un point de vue partag&#233; par El Hadj Malick Diagne, boutiquier &#224; Colobane et membre de l'Union nationale des commer&#231;ants et industriels du S&#233;n&#233;gal (Unacois) qui soutient qu' &#171; on ne peut pas combattre pour le r&#233;gime de Macky et ne pas appliquer la baisse des prix du riz, de l'huile et du sucre. C'est regrettable qu'un commer&#231;ant membre de l'Unacois refuse d'appliquer la mesure &#187;. El Hadj fait partie des commer&#231;ants qui ont baiss&#233; leur prix d&#232;s l'annonce du Premier Ministre Abdoul Mbaye. Ce qui lui a permis d'attirer la client&#232;le. Selon lui, les commer&#231;ants ne doivent pas attendre qu'il y'ait contr&#244;le pour passer &#224; l'application parce que le Pr&#233;sident avait d&#233;j&#224; pr&#233;vu cette baisse depuis le 25 mars.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le sucre introuvable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon Bocar Samba Di&#232;ye, importateur de riz et ancien pr&#233;sident de l'Union nationale des commer&#231;ants et industriels du S&#233;n&#233;gal (Unacois), les commer&#231;ants sont en phase avec la baisse des prix du riz, du sucre et de l'huile m&#234;me s'ils n'ont pas encore re&#231;u d'arr&#234;t&#233;. Ces derniers prennent le risque de vendre &#224; perte. La principale pr&#233;occupation de ce grand commer&#231;ant demeure la Compagnie sucri&#232;re s&#233;n&#233;galaise (CSS) qui a arr&#234;t&#233; la vente du sucre jusqu'&#224; nouvel ordre, ce qui fait qu'aucune trace de sucre n'a &#233;t&#233; not&#233;e dans son magasin de vente en gros sis &#224; Grand Dakar. Raison pour laquelle, il invite le gouvernement du S&#233;n&#233;gal &#224; asseoir une discussion avec les commer&#231;ants en g&#233;n&#233;ral et la CSS en particulier. &#171; L'Etat doit faire carte sur table avec les commer&#231;ants et la CSS qui est en stand by avec le sucre afin qu'on puisse le vendre. La re&#231;ue de l'arr&#234;t&#233; est obligatoire pour passer &#224; l'application de la baisse proprement dite &#187;, explique Bocar Samba Di&#232;ye.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les nouveaux tarifs sont &#233;tablis comme suit : le kg de riz parfum&#233; est fix&#233; &#224; 435 F Cfa au lieu de 475 F Cfa ou m&#234;me 500 F Cfa dans certains endroits, soit une baisse de 40F Cfa, le riz ordinaire co&#251;te d&#233;sormais 280 F Cfa au lieu de 325 F Cfa, soit un rabais de 45F Cfa. Le kg de sucre cristallis&#233; chute de 690 / 700F Cfa &#224; 580 F Cfa soit une diminution de 110F Cfa. Le litre d'huile se vend maintenant &#224; 960F Cfa au lieu de 1.200F Cfa, soit une r&#233;duction de 240F Cfa.
Comme l'avait annonc&#233; le Pr&#233;sident Macky Sall dans son message &#224; la nation le 03 avril dernier, au lendemain de son investiture : &#171; il ya urgence &#224; agir pour la prise en charge de la demande sociale, par la r&#233;duction des prix des denr&#233;es de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, notamment le riz, le sucre et l'huile (&#8230;) &#187;. Chose promise, chose due.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Aminata DIENE (stagiaire)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Le prix des jours f&#233;ri&#233;s</title>
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<category domain="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique27">Economie</category>


		<description>Plus que le nombre annuel de jours f&#233;ri&#233;s, c'est leur impr&#233;visibilit&#233; qui mine la productivit&#233; dans certains secteurs de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise comme l'industrie. &lt;br /&gt;Voila une &#233;tude qui va apporter de l'eau au moulin du patronat. &#171; Il faut rationaliser le nombre de jours f&#233;ri&#233;s &#187;. Par cette antienne, Ba&#239;dy Agne, Mansour Kama et les autres patrons n'ont eu de cesse de pourfendre les d&#233;cisions p&#233;remptoires des autorit&#233;s d&#233;cr&#233;tant certains jours comme le magal f&#233;ri&#233;s au m&#233;pris de la productivit&#233; du travail. Ces jours (...)


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.lagazette.sn/IMG/arton3826.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;210&quot; height=&quot;194&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Plus que le nombre annuel de jours f&#233;ri&#233;s, c'est leur impr&#233;visibilit&#233; qui mine la productivit&#233; dans certains secteurs de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise comme l'industrie.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voila une &#233;tude qui va apporter de l'eau au moulin du patronat. &#171; Il faut rationaliser le nombre de jours f&#233;ri&#233;s &#187;. Par cette antienne, Ba&#239;dy Agne, Mansour Kama et les autres patrons n'ont eu de cesse de pourfendre les d&#233;cisions p&#233;remptoires des autorit&#233;s d&#233;cr&#233;tant certains jours comme le magal f&#233;ri&#233;s au m&#233;pris de la productivit&#233; du travail. Ces jours ch&#244;m&#233;s et pay&#233;s causent &#224; l'industrie une perte de production de 2,6% par an et &#224; l'ensemble de l'&#233;conomie la perte annuelle de 0,01% du Pib r&#233;el. C'est ce qui ressort d'une &#233;tude r&#233;alis&#233;e par Dr Serigne Moustapha S&#232;ne de la Direction de la pr&#233;vision et des &#233;tudes &#233;conomiques (Dpee). S&#232;ne, dont le document examine les effets des jours f&#233;ri&#233;s sur la production industrielle et l'activit&#233; globale au S&#233;n&#233;gal de 1980 &#224; 2010, consid&#232;re que le probl&#232;me est moins dans le nombre de jours f&#233;ri&#233;s, qui n'est pas jug&#233; &#233;lev&#233; comparativement &#224; d'autres pays, mais dans l'importance des effets. Utilisant le mod&#232;le dit &#224; &#171; effets de seuil avec r&#233;gresseurs &#187;, l'auteur en arrive &#224; &#233;tablir &#224; 13 jours par an un seuil critique de jours f&#233;ri&#233;s au-del&#224; desquels leur impact est n&#233;gatif. Cependant, si l'auteur conc&#232;de, &#224; la suite d'un benchmark, que &#171; ce nombre n'est pas a priori tr&#232;s &#233;lev&#233; au S&#233;n&#233;gal &#187;, &#224; l'&#233;vidence, avec 14 jours f&#233;ri&#233;s en 2012, le nombre de jours f&#233;ri&#233;s officiels correspondant &#224; des f&#234;tes nationales au S&#233;n&#233;gal, est au dessus de la moyenne. Pour preuve ce nombre est de 14 en Cor&#233;e du Sud et en Afrique du Sud, 15 en Tunisie, 16 au Botswana, 15 en C&#244;te d'Ivoire, 11 au Cap vert et au Rwanda et 12 en Malaisie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il convient d'embl&#233;e de relever avec l'auteur, qu'&#224; l'&#233;chelle macro&#233;conomique, &#171; les effets nets des jours f&#233;ri&#233;s ne sont pas faciles &#224; appr&#233;hender. &#187; L'impact des jours f&#233;ri&#233;s sur la productivit&#233; et la comp&#233;titivit&#233; ne pouvant s'appr&#233;cier selon lui qu'&#224; l'aune des heures de travail perdues.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'impact de l'effet &#171; pont &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aussi, revenant sur l'incidence des jours de cessation de travail pour la c&#233;l&#233;bration d'une f&#234;te religieuse ou civile, le chef de la Division des &#233;tudes et des politiques &#233;conomiques de la Dpee estime que &#171; le nombre assez &#233;lev&#233; de jours f&#233;ri&#233;s peut induire une baisse plus que de raison de la production sur la baisse de la production dans les industries et les services en liaison avec l'absent&#233;isme au-del&#224; des jours de repos autoris&#233;s &#187;. Cependant, l'amplitude de la baisse augmente, &#224; l'en croire, lors des grandes f&#234;tes religieuses musulmanes surtout celles co&#239;ncidant avec le jeudi o&#249; certains travailleurs prolongent leur repos jusqu'&#224; la fin de la semaine. &#171; C'est l'effet &#171; pont &#187; &#187;, renseigne l'auteur pr&#233;cisant que &#171; ce ph&#233;nom&#232;ne touche moins les provinces &#187;, car explique-t-il, &#171; l'administration centrale ainsi que la majorit&#233; des activit&#233;s &#233;conomiques du pays &#233;tant concentr&#233;es &#224; Dakar, pour des raisons pratiques, notamment les probl&#232;mes de transport, beaucoup de travailleurs migrants internes ne peuvent pas rejoindre la capitale le lendemain des f&#234;tes. &#187; Un ph&#233;nom&#232;ne qui n'est pas sans cons&#233;quence sur la productivit&#233; des travailleurs qui chute corr&#233;lativement au nombre d'heures de travail perdues. L'auteur fait encore le distinguo entre l'effet n&#233;gatif des f&#234;tes pr&#233;visibles et celles mobiles sur la productivit&#233; des employ&#233;s surtout le lendemain des f&#233;ri&#233;s mais &#233;galement entre les f&#233;ri&#233;s co&#239;ncidant ou non avec les jours ouvrables. D'abord, fait savoir S&#232;ne, &#171; &#224; l'exception du samedi et du dimanche, un f&#233;ri&#233; pour n'importe quel autre jour affecte n&#233;gativement l'activit&#233; &#187;. Suffisant pour soulever l'inqui&#233;tude de l'auteur dont l'&#233;tude montre que la majorit&#233; des jours f&#233;ri&#233;s (82%) ont lieu durant les jours ouvrables de la semaine. Une situation que tout le monde a l'air de trouver normal. Sauf que, indique l'auteur, cela peut amplifier les impacts n&#233;gatifs des f&#234;tes sur l'activit&#233;. Dans le m&#234;me temps, avance S&#232;ne, l'impr&#233;visibilit&#233; des jours f&#233;ri&#233;s occasionnels ne milite pas pour une organisation parfaite du travail dans les entreprises. Organisation d'autant plus d&#233;licate que la plupart des jours f&#233;ri&#233;s, telles que les f&#234;tes musulmanes et les f&#234;tes de P&#226;ques, d'Ascension et de Pentec&#244;te, calqu&#233;es sur le calendrier lunaire, sont mobiles. D'o&#249; le choc pr&#233;judiciable &#224; la productivit&#233; du facteur travail. &#171; Lorsqu'ils ne sont pas correctement anticip&#233;s par les agents priv&#233;s ou s'ils se multiplient, ces chocs peuvent avoir particuli&#232;rement des effets sur le respect des d&#233;lais de livraison des commandes &#187;, alerte l'auteur dont l'&#233;tude montre une diversit&#233; des effets des f&#234;tes sur les secteurs primaire, secondaire ou tertiaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l'industrie, si la hausse de la production n'est pas observ&#233;e avec les jours f&#233;ri&#233;s, une baisse plus ou moins importante est tr&#232;s souvent enregistr&#233;e &#224; l'occasion des jours f&#233;ri&#233;s traditionnels (78.6%) et occasionnels (64.3%), &#233;crit le chercheur qui consid&#232;re que dans 7.1% des cas, une forte baisse est observ&#233;e &#224; l'occasion des f&#233;ri&#233;s occasionnels, qui &#171; du fait de leur caract&#232;re brusque, ne sont pas pr&#233;vus par les entreprises dans leur plan de production. &#187; A l'oppos&#233;e, une baisse plus ou moins importante de la productivit&#233; est enregistr&#233;e dans pr&#232;s de 80% des cas apr&#232;s le jour f&#233;ri&#233; dans le cas des f&#234;tes traditionnelles, pr&#233;visibles donc probablement bien anticip&#233;es par les entreprises. N&#233;anmoins, estime l'auteur, l'impact de cette baisse de productivit&#233; est n&#233;gligeable (0,01% de perte de Pib). Et S&#232;ne de l'expliquer par la part relativement faible de l'industrie dans l'&#233;conomie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Quand le tertiaire profite des f&#233;ri&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A contrario, l'activit&#233; dans les services, dont le poids avoisine 60% du PIB, est affect&#233;e dans des proportions moindres, souligne S&#232;ne qui estime que certaines activit&#233;s dont les transports et les t&#233;l&#233;communications profitent en g&#233;n&#233;ral de ces f&#234;tes. &#171; Les grandes f&#234;tes religieuses ont des effets dynamisants dans les activit&#233;s telles que le commerce, les transports et les t&#233;l&#233;communications ainsi que sur l'activit&#233; du secteur informel d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale &#187;, selon les termes de l'&#233;tude. Mieux, fait-il valoir &#171; m&#234;me dans le cas contraire, le reflux est contenu du fait notamment des effets d'anticipation des consommateurs qui boostent l'activit&#233; la veille des f&#234;tes &#187;. Faut-il souligner avec l'&#233;tude que les entreprises de services consid&#232;rent dans 36.8% des cas que leur activit&#233; &#171; n'est globalement pas affect&#233;e par les jours f&#233;ri&#233;s &#187;. Mieux, &#171; 15.8% des r&#233;pondants observant un regain d'activit&#233; &#224; la faveur des f&#234;tes civiles et religieuses traditionnelles &#187;. L'&#233;tude associe cette tendance au fait que la c&#233;l&#233;bration de f&#234;tes religieuses est souvent l'occasion d'une hausse significative des d&#233;penses de consommation des m&#233;nages. Une r&#233;alit&#233; observable dans les entreprises commerciales, dont 40% des enqu&#234;t&#233;s constatent une hausse dans l'activit&#233; lors des jours f&#233;ri&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le secteur primaire, o&#249; la production est sujette aux al&#233;as climatiques, les effets des jours f&#233;ri&#233;s &#171; sont a priori tr&#232;s r&#233;duits sinon insignifiants &#187; du fait de l'informalit&#233; des activit&#233;s et de la forte d&#233;pendance aux conditions climatiques.
L'autre enseignement porte sur les disparit&#233;s not&#233;es dans la mani&#232;re dont les jours f&#233;ri&#233;s affectent la perte de productivit&#233; chez les travailleurs. &#171; Les cadres sont moins concern&#233;s par la baisse car certains d'entre eux choisissent de compl&#233;ter leurs heures de travail en d&#233;pit de l'annonce officielle lors des f&#234;tes occasionnelles connues le m&#234;me jour ou la veille &#187;, r&#233;v&#232;le l'&#233;tude.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face &#224; toutes ces incidences sur la productivit&#233; des travailleurs, inutile de dire que des mutations profondes sont n&#233;cessaires en vue de r&#233;duire les facteurs pouvant amortir la hausse de la productivit&#233;. Ainsi, l'auteur sugg&#232;re que les autorit&#233;s pourraient, &#171; tout en ne portant pas atteinte &#224; la coh&#233;sion sociale par des restrictions sur les libert&#233;s religieuses, assouplir la l&#233;gislation du travail de mani&#232;re &#224; permettre aux entreprises industrielles d'adopter des m&#233;canismes appropri&#233;s pour diminuer les pertes d'heures de travail dues aux jours f&#233;ri&#233;s. &#187; Un imp&#233;ratif qui ne saurait &#234;tre diff&#233;r&#233; si l'on veut gommer les &#171; faiblesses structurelles &#187; de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise, accro&#238;tre ses parts de march&#233; &#224; l'&#233;tranger, &#171; sur les nouveaux march&#233;s qu'au niveau des destinations traditionnelles des exportations &#187;. De quoi relancer le d&#233;bat sur l'opportunit&#233; de d&#233;cr&#233;ter certaines f&#234;tes religieuses f&#233;ri&#233;es ou non. N'apparaissent pas cependant dans l'&#233;tude, l'incidence des jours f&#233;ri&#233;s sur les r&#233;sultats des entreprises.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mamby DIOUF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>36 000 milliards FCfa blanchis</title>
		<link>http://www.lagazette.sn/spip.php?article3825</link>
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<category domain="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique27">Economie</category>


		<description>L'Afrique de l'Ouest blanchit, &#224; elle seule, plus de 36 000 milliards FCfa par an, selon le rapport 2011 du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent (Giaba). Un montant largement sup&#233;rieur au budget des diff&#233;rents &#233;tats qui composent la zone. Le S&#233;n&#233;gal, pour sa part, a cr&#233;&#233; des m&#233;canismes pour lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Malgr&#233; tout, il n'existe aucune preuve des r&#233;sultats obtenus. &lt;br /&gt;Le rapport 2010 du Groupe (...)


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&lt;a href="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Economie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.lagazette.sn/IMG/arton3825.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;210&quot; height=&quot;172&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'Afrique de l'Ouest blanchit, &#224; elle seule, plus de 36 000 milliards FCfa par an, selon le rapport 2011 du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent (Giaba). Un montant largement sup&#233;rieur au budget des diff&#233;rents &#233;tats qui composent la zone. Le S&#233;n&#233;gal, pour sa part, a cr&#233;&#233; des m&#233;canismes pour lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Malgr&#233; tout, il n'existe aucune preuve des r&#233;sultats obtenus.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le rapport 2010 du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent (Giaba) sur l'Afrique de l'Ouest fait &#233;tat d'environ 337 milliards d'Euros blanchis (Plus de 36 000 milliards de FCfa) par an dans la sous r&#233;gion. Cette &#233;norme masse, qui d&#233;passe de loin le budget de plusieurs pays, menace gravement la stabilit&#233; des pays, ainsi que le bien-&#234;tre des populations de la sous-r&#233;gion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notre pays, le S&#233;n&#233;gal, fournit des efforts importants pour am&#233;liorer son dispositif de lutte contre le blanchiment. Des cas de d&#233;cisions de justice obtenus au cours de l'ann&#233;e 2011 sont un motif de satisfaction et d'encouragement pour les partenaires du pays concernant cette lutte. Toutefois, le pays a beaucoup &#224; faire pour am&#233;liorer sa l&#233;gislation afin de se conformer aux normes internationales. Le Gouvernement avait annonc&#233; la cr&#233;ation imminente d'un tribunal charg&#233; des affaires &#233;conomiques. En effet, en marge du forum sur la mise en &#339;uvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption tenu du 21 au 24 juin 2010 &#224; l'H&#244;tel M&#233;ridien, l'ancien Pr&#233;sident de la R&#233;publique, Abdoulaye Wade, avait sugg&#233;r&#233; la cr&#233;ation d'une institution qui aidera &#224; lutter contre les crimes &#233;conomiques et financiers. Cependant, la tentative du gouvernement &#224; vouloir r&#233;viser les r&#232;gles du jeu et principalement l'article 29 de la loi contre le blanchiment d'argent, ne garantissait pas son engagement &#224; assurer un r&#233;gime efficace et en m&#234;me temps sapait le moral des acteurs nationaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le parlement avait souverainement rejet&#233; ledit projet de loi. L'objectif du gouvernement de l'&#233;poque &#233;tait de retirer l'obligation l&#233;gale faite au Procureur de la R&#233;publique, de saisir imm&#233;diatement le juge d'instruction, une fois qu'il re&#231;oit le rapport d'enqu&#234;te de la Centif. Cette man&#339;uvre visait &#224; permettre au Procureur de la R&#233;publique, d'&#233;valuer et de classer sans suite tout rapport transmis par la Centif. Le Minist&#232;re de la justice l'avait d&#233;j&#224; d&#233;montr&#233; en pratique, en se contentant de classer sans suite sept dossiers re&#231;us de la Centif, bloquant de ce fait la conclusion de cas et sapant l'efficacit&#233; du r&#233;gime de lutte contre le blanchiment de capitaux du pays. Au m&#234;me moment, le niveau de perception de la corruption indiquait un score de 2,9 classant le S&#233;n&#233;gal 112e sur les 180 pays couverts par l'&#233;valuation. Cette mauvaise performance en mati&#232;re de corruption peut &#234;tre due, entre autres, &#224; la d&#233;cision unilat&#233;rale du gouvernement du S&#233;n&#233;gal de r&#233;viser le code des march&#233;s publics qui a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; de fa&#231;on consensuelle avec les partenaires sociaux. Les multiples scandales dans la gestion des entreprises publiques relev&#233;e par la Cour des comptes et l'inefficacit&#233; du syst&#232;me de r&#233;pression des infractions &#233;conomiques et financi&#232;res ont &#233;galement renforc&#233; la perception de l'impunit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Dakar, un point attractif pour la drogue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Office des Nations-Unies contre le drogue et le crime (Onudc) a estim&#233; qu'environ 40 tonnes de coca&#239;ne en provenance de l'Am&#233;rique latine sont achemin&#233;es, chaque ann&#233;e, en Europe via l'Afrique de l'Ouest. Le S&#233;n&#233;gal, de par sa position g&#233;ographique et du niveau de d&#233;veloppement de ses infrastructures portuaire et a&#233;roportuaire, constitue un point attractif pour le trafic de ces drogues. Il s'y ajoute que la porosit&#233; de ses fronti&#232;res facilite l'entr&#233;e de la drogue en provenance des pays limitrophes comme la Guin&#233;e Bissau, la Guin&#233;e et la Gambie qui sont extr&#234;mement vuln&#233;rables, du fait d'un manque de ressources pour lutter efficacement contre ce fl&#233;au. Le S&#233;n&#233;gal a cr&#233;&#233; des m&#233;canismes pour lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cependant, il n'y a aucune preuve des r&#233;sultats obtenus. Ce fait soul&#232;ve des questions concernant le niveau d'engagement des autorit&#233;s et d'autres principaux acteurs du gouvernement comme l'a indiqu&#233; l'ancien Pr&#233;sident de la Centif dans le pr&#233;ambule de son rapport d'activit&#233; 2010 : &#171; Il est aussi &#233;vident que l'efficacit&#233; de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) d&#233;pend largement de la volont&#233; politique des autorit&#233;s et d'une bonne ma&#238;trise des techniques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme de la part des autorit&#233;s charg&#233;es de la r&#233;pression criminelle (Magistrats, enqu&#234;teurs, etc. &#187;. La volont&#233; politique dont il est ici question, a &#233;t&#233; mise &#224; rude &#233;preuve par l'initiative du gouvernement du S&#233;n&#233;gal d'introduire un projet de loi modifiant la Loi uniforme contre le blanchiment d'argent en son article 29.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les d&#233;fis de l'Afrique de l'Ouest&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les principaux crimes sous-jacents qui g&#233;n&#232;rent des fonds pour le blanchiment de capitaux dans la r&#233;gion, indiqu&#233;s par les autorit&#233;s, sont la corruption, les fraudes (g&#233;n&#233;rale/pay&#233;e par anticipation/fiscale//bancaire), abus de confiance avec de faux documents, trafic de drogue, la contrebande concernant les m&#233;taux/pierres pr&#233;cieux, des crimes sur le march&#233; financier et la cybercriminalit&#233;. Le secteur immobilier est le plus utilis&#233; pour le blanchiment de capitaux. Il y a ensuite l'utilisation irr&#233;guli&#232;re des banques et le mouvement transfrontalier des fonds. Il y a aussi l'utilisation anormale des Entreprises et professions non-financi&#232;res d&#233;sign&#233;es (Enfpd), l'usage abusif des secteurs de l'assurance et de la micro-finance, le march&#233; des bourses et valeurs mobili&#232;res, les casinos et les autres secteurs des paris/jeux de hasard. Les facteurs facilitateurs sont les vuln&#233;rabilit&#233;s des Etats plut&#244;t que l'ampleur des menaces. Il s'agit des &#171; insuffisances au niveau de la capacit&#233; des autorit&#233;s comp&#233;tentes &#187;, &#171; de la supervision &#187;, &#171; l'engagement politique &#187; et &#171; des Sanctions &#187;. Il semble y avoir un lien entre tous ces facteurs. Pour la faiblesse en mati&#232;re de sanction, il appara&#238;t que les comp&#233;tences qui existent ne soient pas convenablement exploit&#233;es et dans les cas o&#249; le d&#233;ploiement est convenable, il ne se fait pas d'une mani&#232;re continuelle. En ce qui concerne le terrorisme et son financement en 2011, la r&#233;gion a eu &#224; faire face &#224; beaucoup de d&#233;fis, comme la pr&#233;sence de Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi), les r&#233;percussions du conflit libyen en terme de circulation d'armes, de combattants et &#233;ventuellement de mouvement transfrontalier de beaucoup de mercenaires de retour, qui ont eu beaucoup d'exp&#233;riences en mati&#232;re de combat. Le ph&#233;nom&#232;ne Boko Haram au Nig&#233;ria a &#233;t&#233; une menace terrible, notamment avec une sophistication grandissante de leurs attaques, la confiance et l'aisance grandissantes avec lesquelles leurs attaques &#233;taient men&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La justice, bras arm&#233; de la lutte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Giaba en Afrique de l'ouest (Giaba) veut faire des juges le bras arm&#233; de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il a tenu &#224; Dakar un s&#233;minaire de sensibilisation &#224; l'endroit des magistrats francophones et lusophones de la Cedeao afin de mieux faire face &#224; ces fl&#233;aux qui menacent la stabilit&#233; de la r&#233;gion. La lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme est souvent frein&#233;e par l'absence de poursuite des d&#233;linquants, une fois alpagu&#233;s par les cellules de traitement de l'information financi&#232;re ou la condamnation &#224; des peines l&#233;g&#232;res. Le s&#233;minaire, organis&#233; en partenariat et en cofinancement avec la France, permettra d'accro&#238;tre l'expertise des juges dans la poursuite des infractions relatives au blanchiment d'argent, aux crimes financiers, au financement du terrorisme ainsi qu'aux activit&#233;s criminelles sous-jacentes et &#224; faire un usage appropri&#233; et efficace de la confiscation des biens. Il permettra &#233;galement, selon le Giaba, de d&#233;velopper et d'am&#233;liorer les comp&#233;tences et capacit&#233;s techniques des juges, de partager les exp&#233;riences et de fournir des outils pratiques &#224; la coop&#233;ration internationale en mati&#232;re judiciaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Alioune Badara COULIBALY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Calamity Wade !</title>
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<category domain="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique14">Editorial</category>


		<description>En d&#233;p&#234;chant une d&#233;l&#233;gation du Parti d&#233;mocratique s&#233;n&#233;galais (Pds) pour exprimer sa solidarit&#233; et sa reconnaissance &#224; Cheikh B&#233;thio Thioune, nouveau locataire de la prison de Thi&#232;s, comme s'il s'agissait de se d&#233;marquer de gens soup&#231;onn&#233;s de lui faire payer son soutien &#224; sa candidature, l'ancien pr&#233;sident de la R&#233;publique, Me Abdoulaye Wade, montre une fois de plus que ne lui importe que ses propres int&#233;r&#234;ts. Confront&#233; &#224; l'&#233;clatement de son parti en plusieurs p&#244;les et &#224; l'imminence des &#233;lections l&#233;gislatives (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;p&#234;chant une d&#233;l&#233;gation du Parti d&#233;mocratique s&#233;n&#233;galais (Pds) pour exprimer sa solidarit&#233; et sa reconnaissance &#224; Cheikh B&#233;thio Thioune, nouveau locataire de la prison de Thi&#232;s, comme s'il s'agissait de se d&#233;marquer de gens soup&#231;onn&#233;s de lui faire payer son soutien &#224; sa candidature, l'ancien pr&#233;sident de la R&#233;publique, Me Abdoulaye Wade, montre une fois de plus que ne lui importe que ses propres int&#233;r&#234;ts. Confront&#233; &#224; l'&#233;clatement de son parti en plusieurs p&#244;les et &#224; l'imminence des &#233;lections l&#233;gislatives pr&#233;vues le 1er juillet, tout &#224; sa strat&#233;gie de r&#233;cup&#233;ration, il pense pouvoir engranger en retour, comme l'on dit de fa&#231;on triviale, les bulletins de vote des &#171; 12 millions de Thiantacounes &#187; dont se r&#233;clame le guide. Il feint de ne pas comprendre que son interpellation rel&#232;ve plut&#244;t du fait divers macabre et n'entretient par cons&#233;quent aucun rapport avec son statut de guide religieux, encore moins son engagement politique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, quelque soit la motivation de l'ancien pr&#233;sident Abdoulaye Wade, il y a quelque chose d'ind&#233;cent &#224; le voir essayer de politiser des actes, en r&#233;alit&#233; criminels, au moment o&#249; pr&#233;cis&#233;ment la justice est en train de mener ses investigations. C'est ainsi qu'il persiste &#224; vouloir casser le thermom&#232;tre pour cacher la maladie. A bien y regarder, sa posture est r&#233;v&#233;latrice des m&#339;urs qui ont pollu&#233; une mandature marqu&#233;e par la propension &#224; l'arrogance qui, comme on le sait, est fille de l'impunit&#233;. S&#233;v&#232;rement sanctionn&#233;e au soir du second tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, cette tendance m&#233;rite d'&#234;tre corrig&#233;e en faisant en sorte de r&#233;concilier les citoyens avec l'institution judiciaire. Longtemps tenue en laisse par un ex&#233;cutif qui l'a mise aux ordres, il lui revient de se rebiffer et de revendiquer son ind&#233;pendance. A d&#233;faut, toute d&#233;mission fera courir des risques majeurs &#224; la communaut&#233; nationale. C'est justement le cas lorsque l'Etat laisse des milices priv&#233;es prosp&#233;rer &#224; l'instar de celles de Bethio Thioune et Modou Kara, occupant les rues et se livrant sans autorisation pr&#233;alable &#224; des activit&#233;s bruyantes au grand dam de la qui&#233;tude d'honn&#234;tes citoyens. L'occasion est donc plus que jamais propice pour ouvrir une nouvelle page de la la&#239;cit&#233; et de la d&#233;mocratie s&#233;n&#233;galaises en faisant en sorte que les jeunes ne s'ab&#238;ment pas dans la s&#233;duction du d&#233;sespoir. Comme c'est le cas, lorsque sous l'emprise du besoin, ils se laissent tenter par la facilit&#233; qui consiste au service gratuit de bols de riz garnis de quartiers de viande de b&#339;ufs, de cuisses de poulets et de boissons de tous ordres. Tout cela encadr&#233; par une ambiance festive d&#233;bouchant &#224; l'occasion sur la c&#233;l&#233;bration de mariages collectifs, par la seule b&#233;n&#233;diction du chef. S'il est vrai que tout vivant est un &#234;tre de besoin, dans le sens o&#249; il lui faut pour vivre, boire, manger, dormir, il lui revient alors de comprendre qu'il est aussi de sa responsabilit&#233; de refuser d'&#234;tre instrumentalis&#233; par des forces obscures puisque, rien ne s'acquiert que dans la peine et l'effort.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec l'affaire Bethio Thioune on est confront&#233;, une fois de plus, au d&#233;calage entre l'instrumentalisation politicienne et la r&#233;probation citoyenne. A l'image de la d&#233;fiance qu'il a exprim&#233;e &#224; l'endroit des Ndig&#235;ls p&#233;riph&#233;riques, le citoyen-&#233;lecteur a donn&#233; la preuve de sa capacit&#233; &#224; faire le d&#233;part entre ce qui rel&#232;ve ou non des pratiques et des croyances religieuses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le statut de guide religieux oblige au contraire &#224; d&#233;rouler un comportement irr&#233;prochable en s'inscrivant scrupuleusement dans le sillage de la sacralit&#233; de ses croyances. En sortir pour s'immiscer dans l'actualit&#233; du monde profane expose par cons&#233;quent de se voir traiter comme n'importe quel quidam. Il n'est donc nullement souhaitable dans ce cas pr&#233;cis de glisser sur le terrain hasardeux de la lecture politicienne, comme semble vouloir s'y engager Calamity Wade, l'ancien pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De quoi s'agit-il ? Cheikh B&#233;thio Thioune a &#233;t&#233; mis sous mandat de d&#233;p&#244;t par le juge d'instruction du tribunal r&#233;gional de Thi&#232;s, jeudi 26 avril, apr&#232;s 72 heures de garde &#224; vue &#224; la gendarmerie de la Cit&#233; du rail, pour les chefs d'inculpation de complicit&#233; d'homicide, d&#233;tention d'armes sans autorisation , association de malfaiteurs, recel et inhumation de cadavres sans autorisation. Deux morts ont en effet &#233;t&#233; d&#233;nombr&#233;s dans sa concession de Madinatoul Salam, dans la banlieue mbouroise, &#224; la suite d'affrontements ayant oppos&#233; quelques uns de ses fid&#232;les. Au m&#234;me titre que tout autre citoyen, il a &#233;t&#233; entendu, comme il se doit en pareille circonstance, par les autorit&#233;s habilit&#233;es en la mati&#232;re. Personne ne devrait s'en offusquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il se trouve que, conform&#233;ment &#224; la Constitution, l'Etat d&#233;mocratique et la&#239;c du S&#233;n&#233;gal qui a l'imp&#233;rieux devoir de veiller &#224; l'expression de toutes les croyances et pratiques religieuses a aussi l'obligation de garantir les conditions d'exercice d'une justice impartiale. Ce qui implique la neutralit&#233; confessionnelle de l'Etat et son souci de mettre en valeur ce qui unit plut&#244;t que ce qui divise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vieux SAVANE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Co(u)mbattante de la diversit&#233;</title>
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<category domain="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique10">Trajectoire</category>


		<description>Coumba Dioukhan&#233; est conseill&#232;re r&#233;gionale de Haute-Normandie et conseill&#232;re municipale d'Evreux. S&#233;n&#233;galaise de naissance, elle a obtenu la nationalit&#233; fran&#231;aise. Elle se bat pour une meilleure int&#233;gration des &#233;migr&#233;s. Son livre autobiographique &#171; Ellue &#187; prend en charge la question de la diversit&#233;. &lt;br /&gt;Coumba Dioukhan&#233; est-elle vert-jaune-rouge ou bleu-blanc-rouge ? La question la turlupine et elle l'&#233;vacue en tranchant dans le vif : &#171; c'est comme si on me demande de choisir entre mon p&#232;re et ma m&#232;re. Chacun des (...)


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.lagazette.sn/IMG/arton3822.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;226&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Coumba Dioukhan&#233; est conseill&#232;re r&#233;gionale de Haute-Normandie et conseill&#232;re municipale d'Evreux. S&#233;n&#233;galaise de naissance, elle a obtenu la nationalit&#233; fran&#231;aise. Elle se bat pour une meilleure int&#233;gration des &#233;migr&#233;s. Son livre autobiographique &#171; Ellue &#187; prend en charge la question de la diversit&#233;.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Coumba Dioukhan&#233; est-elle vert-jaune-rouge ou bleu-blanc-rouge ? La question la turlupine et elle l'&#233;vacue en tranchant dans le vif : &#171; c'est comme si on me demande de choisir entre mon p&#232;re et ma m&#232;re. Chacun des deux m'a tellement donn&#233; &#187;. La S&#233;n&#233;galo-fran&#231;aise vit son dilemme en se barricadant derri&#232;re son bonheur de vivre entre deux cultures. Pas de choix pour elle donc, ce qui lui permet d'enfourcher son cheval de bataille : la diversit&#233;. Cette acceptation de l'autre qui lui a permis d'ouvrir son horizon. Sa France &#224; elle est black, blanc et beur. Un univers de partage multicolore et surtout multiculture. Pour elle, c'est cela l'avenir de la France voire du monde. &#171; La France ne peut pas vivre seule dans son coin. Ce n'est pas parce qu'on ram&#232;nera tous les immigr&#233;s chez eux que tous les fran&#231;ais auront du boulot&#8230; &#187;. Elle adore jongler autour du concept de la diversit&#233;. &#171; Ce qui se passe aujourd'hui en France est int&#233;ressant parce que c'est la premi&#232;re fois que l'on parle autant en France dans une campagne &#233;lectorale de la diversit&#233;. C'est bien mais c'est insuffisant car le constat est encore l&#224;, les populations d'origine &#233;trang&#232;re sont tr&#232;s mal repr&#233;sent&#233;es dans les instances politiques en France, dans les grandes entreprises et dans la haute administration. Il y a des efforts &#224; faire car la vie politique fran&#231;aise doit &#234;tre le reflet de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Le d&#233;bat sur la diversit&#233; est donc d'une grande actualit&#233;. Nicolas Sarkozy a fait des efforts en essayant d'acc&#233;l&#233;rer la cadence mais c'est trop peu insuffisant. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Coumba Dioukhan&#233; est une S&#233;n&#233;galaise qui a pris la nationalit&#233; fran&#231;aise quelques ann&#233;es apr&#232;s son arriv&#233;e dans l'Hexagone &#224; l'&#226;ge de 19 ans. Elle est la m&#232;re de deux enfants-deux filles- qui sont n&#233;es en France de p&#232;re de nationalit&#233; ivoirienne. Sa rencontre avec Jean Louis Debr&#233; 12 ans plus tard- &#224; 31 ans- a &#233;t&#233; un tournant dans sa vie. Une plong&#233;e dans un monde totalement nouveau pour elle. Elle, qui n'avait jamais connu l'univers politique se retrouvait sur une liste &#233;lectorale. Nous sommes en 2001, Coumba Dioukhan&#233; est professeur d'anglais depuis 1991. Sa vie n'a rien de p&#233;taradante qui fasse qu'on puisse la distinguer dans le quartier de la Madeleine de cette ville d'Evreux o&#249; vivent la plupart des Africains. Boulot, dodo et quelques sorties avec des amis rythment son quotidien, jusqu'&#224; sa rencontre avec Jean Louis Debr&#233;. L'ancien ministre de l'Int&#233;rieur fran&#231;ais veut &#233;toffer sa liste pour les municipales. Il choisit Coumba qui accepte le challenge. Pourquoi elle ? La question ne sera jamais pos&#233;e, itou pour la r&#233;ponse. On lui a offert une opportunit&#233; de sortir de son train-train quotidien, elle l'a accept&#233;e. Coumba Dioukhan&#233; est attrap&#233;e par la politique au sens litt&#233;ral du terme. Pas le virus de la politique parce qu'&#224; l'&#233;poque, elle ne regardait presque pas les &#233;tendards des &#233;tats-majors politiques. Gauche, droite ou centre la laissaient froide. &#171; Je ne regardais que de tr&#232;s loin la vie politique et associative d'Evreux &#187;, confesse Coumba Dioukhan&#233; dans son livre autobiographique &#171; Ellue &#187; qu'elle est venue pr&#233;senter &#224; Dakar samedi dernier. Une s&#233;ance de d&#233;dicace fort color&#233;e qui a fait courir la jet-set dakaroise et au cours de laquelle, son arbre g&#233;n&#233;alogique a &#233;t&#233; revisit&#233; par son grand-fr&#232;re qui lui a donn&#233; la caution qu'elle cherchait depuis son entr&#233;e en politique. &#171; Papa aurait aim&#233; &#187;, lui a dit Bara Diokhan&#233; son grand-fr&#232;re d'avocat avec qui elle a beaucoup partag&#233;. Une d&#233;livrance pour Coumba. La jeune femme &#233;tait taraud&#233;e en effet par l'appr&#233;ciation qu'aurait eu son p&#232;re de cette immixtion dans le champ politique. Parce que chez elle, les femmes &#233;taient confin&#233;es &#224; certains r&#244;les. Si son p&#232;re avait jou&#233; un r&#244;le imminent dans la vie politique s&#233;n&#233;galaise, la mani&#232;re dont il avait &#233;duqu&#233; ses enfants et surtout ses filles les inhibait. Coumba Dioukhan&#233; n'avait donc aucun contact avec les politiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Louis Debr&#233;, le mentor&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est au hasard d'une rencontre qu'on lui pr&#233;sente donc Jean Louis Debr&#233; actuel pr&#233;sident du Conseil Constitutionnel, une ic&#244;ne de la politique fran&#231;aise qui deviendra son mentor. A-t-elle &#233;t&#233; subjugu&#233;e par le nom Debr&#233; ? Certainement car de p&#232;re en fils, les Debr&#233; ont marqu&#233; la vie politique fran&#231;aise lors des cinquante derni&#232;res ann&#233;es. Il a fallu pourtant convaincre la franco-s&#233;n&#233;galaise car on associe le nom de Jean Louis Debr&#233; qui fut ministre de l'Int&#233;rieur de Jacques Chirac aux charters de l'immigration. C'est lui qui avait fait expulser les occupants de l'&#233;glise Saint-Bernard &#224; l'&#233;t&#233; 1996. Le candidat aux locales de 2001 Jean Louis Debr&#233; avait besoin de colorer sa liste pour les municipales et son choix s'est port&#233;e sur une n&#233;ophyte en politique qui lui fera perdre des voix lors de l'&#233;lection. Une bonne pioche pourtant car Coumba Dioukhan&#233; est une engag&#233;e. Une fonceuse qui va battre campagne en investissant les foyers des franco-africains pour engranger des voix au profit de son candidat. Elle peut donc fi&#232;rement revendiquer l'&#233;lection de Debr&#233; comme maire et se retrouve elle-m&#234;me conseill&#232;re municipale. Elle est &#233;lue adjointe au maire d'Evreux charg&#233;e des relations internationales et de la communication. Une entr&#233;e fracassante dans le champ politique. Jean Louis Debr&#233; a foi en elle, elle le lui rend bien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bon sang ne saurait mentir. Coumba Dioukhan&#233; est sur les traces de son p&#232;re Mass Diokhan&#233; qui fut le maire de Bambey et conseiller des pr&#233;sidents L&#233;opold S&#233;dar Senghor et d'Abdou Diouf. Mass Diokhan&#233; qui a si&#233;g&#233; en France au nom du BDS, le parti de L&#233;opold S&#233;dar Senghor en 1952. Coumba Dioukhan&#233; se pique donc au jeu de la politique et devient une pasionaria du RPR qui deviendra plus tard l'UMP. On la surnomme la nouvelle Rama Yade du nom de cette autre S&#233;n&#233;galaise qui a r&#233;ussi un beau parcours en France au sein de l'UMP. Coumba Dioukhan&#233; salue le parcours de Rama et de Rachida Dati. Les deux femmes qui ont &#233;t&#233; les symboles de la diversit&#233; dans le gouvernement du pr&#233;sident Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notre entretien s'est d&#233;roul&#233; dans un h&#244;tel de la place au lendemain de la s&#233;ance de d&#233;dicace de son livre et &#224; la veille de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle fran&#231;aise. Notre rendez-vous &#233;tait fix&#233; &#224; 11 h, un coup de fil de la r&#233;ceptionniste la fera &#171; bouger &#187; promptement de sa chambre d'h&#244;tel. En corsage blanc, jean bleu et escarpin, elle m'a cherch&#233; du regard dans le hall. Un regard p&#233;n&#233;trant comme pour jauger son interlocuteur et se rassurer. Coumba Dioukhan&#233; a les atours de la S&#233;n&#233;galaise. Elle est plantureuse, avenante et chic. S&#251;r qu'en grand boubou ou en tenue traditionnelle, elle aurait &#171; d&#233;gag&#233; &#187;. La poign&#233;e de main est chaleureuse, la voix chaude, caressante. Sans d&#233;tour, elle se confie : &#171; Je suis une enfant d'Amiti&#233; 1 ou plut&#244;t de la Sicap Serigne Cheikh. &#187; Une enfance couv&#233;e par un p&#232;re strict. Trop strict. &#171; Nous n'avions pas le droit d'&#233;couter de la musique ou de danser. &#187; Un univers spartiate qu'elle a partag&#233; avec une famille nombreuse. Une fratrie de quatre gar&#231;ons et cinq filles. Ce cocon familial lui a manqu&#233;. Cela lui rappelle, ses retours les dimanches &#224; l'internat du lyc&#233;e Mariama Ba de Gor&#233;e qu'elle avait int&#233;gr&#233; parce que son p&#232;re avait re&#231;u la l&#233;gion d'honneur. Elle abhorrait l'internat qui l'a coup&#233;e du cocon familial. Ce fut ensuite le lyc&#233;e Van Vo qu'elle a fr&#233;quent&#233; jusqu'au bac et l'Universit&#233; de Dakar d'o&#249; apr&#232;s un an &#224; la facult&#233; de droit, elle s'envole pour la France. Dans l'hexagone elle s'inscrit &#224; l'Universit&#233; de Caen. Au bout de 5 ans, elle est titulaire d'une ma&#238;trise de langues &#233;trang&#232;res appliqu&#233;es anglais-espagnol. Puis, elle se lance dans l'enseignement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pape Amadou FALL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sauvetage limite</title>
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		<description>Alors que les &#233;l&#232;ves du Moyen-secondaire sont pessimistes quant &#224; leur avenir, les n&#233;gociations entre les syndicalistes et les nouvelles autorit&#233;s se multiplient et permettent d'esp&#233;rer une sortie de crise sous peu. &lt;br /&gt;Le spectre d'une ann&#233;e invalide voire blanche plane toujours. Les mois passent et les nouvelles autorit&#233;s ne trouvent toujours pas une solution &#224; la crise scolaire. L&#224; o&#249; des mesures imm&#233;diates sont prises pour r&#233;duire par exemple la chert&#233; des denr&#233;es de grande consommation, la parade semble (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Alors que les &#233;l&#232;ves du Moyen-secondaire sont pessimistes quant &#224; leur avenir, les n&#233;gociations entre les syndicalistes et les nouvelles autorit&#233;s se multiplient et permettent d'esp&#233;rer une sortie de crise sous peu.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le spectre d'une ann&#233;e invalide voire blanche plane toujours. Les mois passent et les nouvelles autorit&#233;s ne trouvent toujours pas une solution &#224; la crise scolaire. L&#224; o&#249; des mesures imm&#233;diates sont prises pour r&#233;duire par exemple la chert&#233; des denr&#233;es de grande consommation, la parade semble plus compliqu&#233;e &#224; trouver pour l'&#233;cole s&#233;n&#233;galaise. M&#234;me si les enseignants du Sup&#233;rieur ont regagn&#233; les amphis -sur la seule pr&#233;somption de bonne foi des nouvelles autorit&#233;s- tel n'est pas le cas pour leurs coll&#232;gues du moyen-secondaire. Ces derniers men&#233;s par les responsables du Cadre unitaire des syndicats du moyen-secondaire (SAEMSS-CUSEMS) campent encore sur leurs positions&#8230;et attendent que le gouvernement actuel valide leurs accords sign&#233;s en 2009. Juste apr&#232;s avoir f&#233;licit&#233; le nouveau pr&#233;sident, ces derniers r&#233;unis autour du SAEMSS-CUSEMS ont pourtant, alert&#233; les autorit&#233;s sur les urgences de l'heure&#8230;grave. Dans un communiqu&#233; paru le 31 mars 2012, ils ont r&#233;it&#233;r&#233; toutes leurs craintes par rapport &#224; l'ann&#233;e en cours. &#171; Les urgences sont r&#233;elles et l'&#233;cole doit passer en sur priorit&#233;. Rien ne doit plus &#234;tre comme avant, particuli&#232;rement dans le secteur de l'&#233;ducation o&#249; le n&#233;potisme et le client&#233;lisme politique ont &#233;t&#233; &#233;rig&#233;s en mode de gestion du personnel et la d&#233;marche cavali&#232;re en mode de gouvernance. Nous invitons les nouvelles autorit&#233;s du pays &#224; tenir des concertations tr&#232;s rapidement pour faire l'&#233;tat des lieux et trouver les moyens de r&#233;am&#233;nagement du calendrier scolaire &#187;. Ces d&#233;clarations de bonne intention ne sont pas encore suivies d'effets. Entre leur bonne foi et la gu&#233;guerre de leadership larv&#233;e en toile de fond entre les dirigeants que sont Abdoulaye Ndoye et Mamadou Lamine Diant&#233;, leur mouvement de gr&#232;ve persiste et les &#233;l&#232;ves d&#233;sabus&#233;s sont &#224; la limite du fatalisme. Aujourd'hui, le sc&#233;nario d'une ann&#233;e blanche serait un &#233;chec de tous les acteurs impliqu&#233;s dans le processus de n&#233;gociation d'urgence (autorit&#233;s, enseignants et parents d'&#233;l&#232;ves).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Gr&#232;ve h&#233;t&#233;roclite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La crise scolaire est v&#233;cue diff&#233;remment selon les &#233;tablissements scolaires. Tous les &#233;l&#232;ves ne sont pas concern&#233;s de la m&#234;me mani&#232;re par les gr&#232;ves et en cas d'ann&#233;e blanche certains en p&#226;tiraient plus que d'autres. C'est le cas des &#233;l&#232;ves fortement touch&#233;s par les gr&#232;ves et qui n'ont presque pas fait cours depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e scolaire. Il y a aussi d'autres du public qui sont moins touch&#233;s soit par leur situation g&#233;ographique, soit parce que leurs &#233;tablissements ne subissent pas fortement l'emprise syndicale ou encore parce que certains enseignants consciencieux d&#233;cident de leur propre gr&#233; de dispenser des cours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les &#233;l&#232;ves du priv&#233;, par contre, ils ont presque fait correctement leurs cours et ne sont en rien concern&#233;s par les gr&#232;ves. N'emp&#234;che, ils craignent autant de cette situation. Surtout si l'on sait que, les &#233;l&#232;ves ne voulant &#234;tre les seuls &#171; sacrifi&#233;s &#187;, risquent de perturber le bon d&#233;roulement des sessions normales d'examens. D'ailleurs, les casses de la semaine derni&#232;re perp&#233;tr&#233;s par les &#233;l&#232;ves dans des &#233;tablissements priv&#233;s font craindre des perturbations en cas de session normale d'examen &#224; l'intention de ces derniers. Cela explique ainsi, la d&#233;termination des responsables d'&#233;coles priv&#233;es de prot&#233;ger &#224; tout prix leurs int&#233;r&#234;ts. Pour certains sp&#233;cialistes du secteur, le caract&#232;re disparate de la gr&#232;ve laisse croire que l'ann&#233;e blanche est bien &#233;vitable tant les int&#233;r&#234;ts et les enjeux notamment financiers sont importants de part et d'autre. Dans une sortie, le nouveau ministre de l'&#233;ducation parle d'un impact de &#171; 300 milliards FCFA de pertes sur le budget de l'Etat en cas d'ann&#233;e blanche &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les espoirs d'une sortie de crise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le d&#233;nouement semble encore possible. Les s&#233;ries de rencontres entam&#233;es entre le ministre de l'Education, Ibrahima Sall, et les syndicalistes du Cusems permettent, toutefois, d'esp&#233;rer une sortie de crise sous peu. En effet, les deux parties ont convenu de la mise sur pied d'une plateforme de discussion ax&#233;e sur les deux points essentiels de leurs revendications. En l'occurrence l'alignement de l'indemnit&#233; de logement des enseignants &#224; celle des autres corps de l'administration et l'augmentation du salaire des vacataires.
A l'issue des premi&#232;res entrevues, le Cusems a d'ailleurs &#171; salu&#233; les bonnes dispositions du gouvernement &#224; trouver une r&#233;ponse &#224; leur plateforme &#187;. A l'exception d'une frange d'&#233;l&#232;ves qui d&#233;clarent d&#233;j&#224; l'ann&#233;e blanche, tous les acteurs s'accordent actuellement sur la possibilit&#233; et la n&#233;cessit&#233; de sauver les meubles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certes, il est n&#233;cessaire de refonder les bases d'un meilleur syst&#232;me &#233;ducatif et de situer les responsabilit&#233;s des uns et des autres, mais il est primordial de sauver l'ann&#233;e scolaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, tout porte &#224; croire que c'est encore possible gr&#226;ce &#224; un red&#233;coupage du calendrier scolaire qui pourrait s'allonger jusqu'au mois de septembre voire octobre 2012 avec des &#233;valuations tenant compte des programmes respectifs. Reste &#224; agir vite&#8230; et bien !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les conditions d'une ann&#233;e valide&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une ann&#233;e scolaire ou universitaire est valid&#233;e, selon les normes internationales, lorsqu'elle remplit les conditions n&#233;cessaires de programmation, de dur&#233;e, d'accr&#233;ditation, d'impl&#233;mentation physique et psychologique, de profil pour les enseignants et les apprenants, entre autres. M&#234;me si le S&#233;n&#233;gal peine &#224; s'y conformer, au moins 600 heures de temps d'apprentissage seraient n&#233;cessaires l&#224; o&#249; la norme internationale en exige 1000. Par contre, une ann&#233;e scolaire ou universitaire est dite blanche lorsque ses enseignements et activit&#233;s annexes sont enti&#232;rement ou partiellement invalid&#233;s pour des raisons multiples et diverses. Une ann&#233;e blanche comme une ann&#233;e invalide signifient l'invalidation des enseignements, mais les deux diff&#232;rent de par leurs cons&#233;quences. Quand une ann&#233;e est invalide, les &#233;tudiants en subissent les cons&#233;quences dans la mesure o&#249; les passants redoublent leur ann&#233;e et ceux qui sont en position de &#171; cartouche &#187; sont exclus. Dans le cas d'une ann&#233;e blanche : tout le monde reprend. M&#234;me si, il n'y a aucune r&#233;percussion sur le cycle. Celui qui est en premi&#232;re ann&#233;e par exemple reprend l'ann&#233;e sans &#234;tre un redoublant. Pour rappel, le S&#233;n&#233;gal a d&#233;j&#224; connu une ann&#233;e blanche en 1988 et une ann&#233;e invalide en 1994, suite &#224; des gr&#232;ves cycliques. Pour l'heure, la plupart des sp&#233;cialistes s'accordent sur le fait que le S&#233;n&#233;gal n'a pas encore atteint le seuil pour d&#233;cr&#233;ter une ann&#233;e invalide encore moins blanche.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;P&#233;rilleuses intentions !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;cision des &#233;l&#232;ves de ne plus retourner en classe n'est pas pour arranger une situation d&#233;j&#224; assez compliqu&#233;e. Pr&#233;textant un niveau insuffisant ou encore des perturbations li&#233;es &#224; la saison des pluies, certains &#233;l&#232;ves veulent imposer le diktat d'une ann&#233;e blanche dont ils seront les principales victimes. &#171; Ils nous ont mis dans une situation d'ann&#233;e blanche qu'ils ne veulent pas assumer. Nous acceptons d'&#234;tre sacrifi&#233;s car il n'y a pas de solution pour tous les &#233;l&#232;ves du S&#233;n&#233;gal. Nous ne pouvons plus retourner en classe car aux examens nous aurons un probl&#232;me de niveau par rapport aux &#233;l&#232;ves du priv&#233; et la saison des pluies &#187;, s'insurgeait r&#233;cemment Mouhamed Kouyat&#233; le coordonnateur des lyc&#233;ens de Dakar. Pourtant, il y a quelques mois, ces m&#234;mes &#233;l&#232;ves scandaient &#233;nergiquement : &#171; Nous voulons &#233;tudier &#187;. Aujourd'hui, comme emport&#233;s par un d&#233;sespoir justifi&#233;, ils se retournent fatalistes pour d&#233;clarer : &#171; Ce n'est plus possible &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, entre les cons&#233;quences d&#233;sastreuses d'une ann&#233;e blanche et des mesures urgentes de sauver l'ann&#233;e, les lyc&#233;ens optent pour la premi&#232;re hypoth&#232;se. O&#249; est la coh&#233;rence ? Pis, pour exprimer leur col&#232;re, ces derniers font recours &#224; la violence en versant dans des actes de vandalisme et autres saccages d'&#233;tablissements priv&#233;s. Inacceptable !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette attitude autant que celle d'enseignants percevant des mois de salaires&#8230;indus, est tout aussi inacceptable et irresponsable ! Nul ne disconvient aujourd'hui de la l&#233;gitimit&#233; des &#233;l&#232;ves de pr&#233;valoir leurs droits et de se prononcer sur une situation qui engage leur avenir en premier lieu. Le jusqu'auboutisme des &#233;l&#232;ves traduit une inqui&#233;tude et un d&#233;sarroi d'autant plus profonds que les adultes en portent l'enti&#232;re responsabilit&#233;. Ils sont &#224; l'origine de cette crise et sont les auteurs incontest&#233;s du p&#233;ch&#233; originel. Mais l'option d&#233;finitive d'ann&#233;e blanche parait excessive.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sans conteste, les &#233;l&#232;ves doivent &#234;tre associ&#233;s &#224; toutes les n&#233;gociations et non continuer &#224; subir les &#233;checs des autorit&#233;s et des profs. Cependant, la d&#233;cision d'une ann&#233;e blanche est du ressort exclusif de l'Etat. La solution pour sortir de cette crise devra forc&#233;ment d&#233;couler de d&#233;cisions m&#251;rement r&#233;fl&#233;chies et adopt&#233;es de concert avec tous les acteurs (&#233;l&#232;ves, enseignants, parents, autorit&#233;s).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Papa Adama Tour&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; On est pass&#233; d'un monopole de jure d&#233;fini et encadr&#233; par la loi &#224; un monopole de facto &#187;</title>
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<category domain="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique8">Sciences et Technologie</category>


		<description>Dans cet entretien, le chercheur Olivier Sagna jette un faisceau sur l'absence de r&#233;gulation et autres embuches qui entravent le d&#233;veloppement du secteur des t&#233;l&#233;coms. Il donne des pistes susceptibles de redynamiser ce secteur. &lt;br /&gt;La presse vient d'&#233;ventrer l'attribution d'une licence &#224; Mtls ? Que recouvre r&#233;ellement la licence ? &lt;br /&gt;A l'heure actuelle, il est difficile de savoir ce que recouvre exactement cette licence. Une fois de plus, c'est une op&#233;ration n&#233;buleuse o&#249; l'on d&#233;couvre apr&#232;s coup qu'il y a (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.lagazette.sn/IMG/arton3820.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;210&quot; height=&quot;158&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Dans cet entretien, le chercheur Olivier Sagna jette un faisceau sur l'absence de r&#233;gulation et autres embuches qui entravent le d&#233;veloppement du secteur des t&#233;l&#233;coms. Il donne des pistes susceptibles de redynamiser ce secteur.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La presse vient d'&#233;ventrer l'attribution d'une licence &#224; Mtls ? Que recouvre r&#233;ellement la licence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'heure actuelle, il est difficile de savoir ce que recouvre exactement cette licence. Une fois de plus, c'est une op&#233;ration n&#233;buleuse o&#249; l'on d&#233;couvre apr&#232;s coup qu'il y a une soci&#233;t&#233; sortie de nulle part avec simplement un capital d'un million de Fcfa et qui n'a m&#234;me pas de site web op&#233;rationnel qui se retrouve avec deux contrats importants. Il s'agit d'une licence pour &#234;tre un op&#233;rateur d'infrastructures et une autre pour s'occuper du contr&#244;le des appels entrants. Dans les deux cas, les licences sont attribu&#233;es sans proc&#233;dure d'appel d'offres et sans cahier des charges connu. La question des appels entrants reste enti&#232;re car on ne peut pas comprendre pourquoi l'Etat permet &#224; un tiers de gagner des milliards dans une op&#233;ration de collecte de taxes. Tous les sp&#233;cialistes disent que le dispositif technique pour contr&#244;ler les appels entrants ne n&#233;cessite pas d'investir des milliards.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est-ce qui emp&#234;che &#224; l'Artp de se doter de moyens techniques et des ressources humaines capables de faire ce travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est la question de fond. Si on a mis en place une agence de r&#233;gulation c'est pour qu'elle s'occupe de la r&#233;gulation. Dans le mandat de l'Artp, il y a le contr&#244;le des fr&#233;quences pour lequel l'agence s'est dot&#233;e d'&#233;quipements. Pourquoi l'Artp ne fait pas la m&#234;me chose pour les appels entrants ? On sait que le secteur des t&#233;l&#233;coms est le secteur qui rapporte &#224; l'Etat le plus de taxes donc l'Etat et l'Artp ont la possibilit&#233; d'autofinancer un dispositif de ce type.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Est-ce qu'il est opportun dans le contexte du march&#233; s&#233;n&#233;galais actuel d'accorder une quatri&#232;me licence &#224; un op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a des pays beaucoup plus petits que le S&#233;n&#233;gal dans lesquels, il y a plus de trois op&#233;rateurs. Quand on sait que le march&#233; s&#233;n&#233;galais est peu concurrentiel. Si l'on se fie aux chiffres fournis par l'Artp, l'op&#233;rateur historique est en position dominante sur 9 des 10 segments du secteur des t&#233;l&#233;coms. Donc, on voit que la privatisation n'a pas permis une v&#233;ritable concurrence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est-ce qui explique cette absence de concurrence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les trois op&#233;rateurs ne peuvent pas &#234;tre concurrentiels puisqu'ils ne sont pas dans le m&#234;me secteur. Tigo a uniquement une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile 2G. Il ne peut pas par cons&#233;quent offrir les m&#234;mes services que Expresso ou Sonatel qui ont une licence globale. En plus de cela Tigo a un contentieux sur sa licence avec l'Etat qui dure une d&#233;cennie. L'Etat avait pris la d&#233;cision de suspendre la licence de Tigo. Donc, il est clair qu'en termes d'investissement ce litige p&#232;se sur Tigo. Expresso qui vient d'arriver n'est pas pr&#233;sent sur le fixe, il n'est pas v&#233;ritablement pr&#233;sent sur l'international o&#249; il passe par la Sonatel. Quant &#224; l'internet, il reste un monopole de fait de la Sonatel. On est en r&#233;alit&#233; sur un march&#233; qui est peu concurrentiel bien qu'il y ait trois op&#233;rateurs. Dans tout un secteur on est pass&#233; d'un monopole de jure d&#233;fini et encadr&#233; par la loi &#224; un monopole de facto. Un des secteurs qui a &#233;t&#233; le plus sinistr&#233; dans la r&#233;gulation, c'est celui des services internet o&#249; on est pass&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 2000 de 13 fournisseurs internet &#224; 2 fournisseurs actuellement. Il s'agit de la Sonatel et de Arctinformaque. Ce dernier ne fait que de la revente de services internet. Donc, il n'est pas en position de concurrencer la Sonatel dans ce domaine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est-ce qu'il faut faire pour rendre dynamique la concurrence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsqu'on est dans un contexte o&#249; il y eu privatisation et ouverture du march&#233;, le principe de la r&#233;gulation doit &#234;tre une r&#233;gulation asym&#233;trique. On ne peut pas mettre sur un m&#234;me pied d'&#233;galit&#233; tous les op&#233;rateurs parce que la Sonatel a b&#233;n&#233;fici&#233; de la situation de monopole pendant des ann&#233;es. Ce type de r&#233;gulation va privil&#233;gier les autres op&#233;rateurs jusqu'au moment o&#249; ils seront capables de concurrencer l'op&#233;rateur historique. De ce point de vue, l'Artp n'a pas jou&#233; pleinement son r&#244;le. Dans le cadre de la diversification des offres de services rien n'a &#233;t&#233; fait pour permettre aux nouveaux arrivants sur le march&#233; de pouvoir offrir des services qui ne sont pas offerts par la Sonatel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Baye Mak&#233;b&#233; SARR&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Un secteur &#224; scandales</title>
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<category domain="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique8">Sciences et Technologie</category>


		<description>Le secteur des t&#233;l&#233;communications a connu une gestion hasardeuse ponctu&#233;e de scandales financiers &#224; r&#233;p&#233;tition. Consid&#233;r&#233;s comme une pompe &#224; phynance par les anciens tenants du pouvoir, les t&#233;l&#233;coms n'ont pas su jouer pleinement leur r&#244;le de levier du d&#233;veloppement. &lt;br /&gt;Les Tic ont beaucoup souffert de la gloutonnerie lib&#233;rale. Durant cette derni&#232;re d&#233;cennie, des scandales &#224; r&#233;p&#233;tition ont secou&#233; le secteur. Tr&#232;s dynamiques et g&#233;n&#233;rateurs de valeur ajout&#233;e pour l'&#233;conomie, les t&#233;l&#233;coms ont &#233;t&#233; transform&#233;s en (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.lagazette.sn/IMG/arton3819.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;210&quot; height=&quot;291&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Le secteur des t&#233;l&#233;communications a connu une gestion hasardeuse ponctu&#233;e de scandales financiers &#224; r&#233;p&#233;tition. Consid&#233;r&#233;s comme une pompe &#224; phynance par les anciens tenants du pouvoir, les t&#233;l&#233;coms n'ont pas su jouer pleinement leur r&#244;le de levier du d&#233;veloppement.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Tic ont beaucoup souffert de la gloutonnerie lib&#233;rale. Durant cette derni&#232;re d&#233;cennie, des scandales &#224; r&#233;p&#233;tition ont secou&#233; le secteur. Tr&#232;s dynamiques et g&#233;n&#233;rateurs de valeur ajout&#233;e pour l'&#233;conomie, les t&#233;l&#233;coms ont &#233;t&#233; transform&#233;s en v&#233;ritable pompe &#224; phynance pour assouvir un besoin insatiable d'argent frais. C'est ainsi qu'une opacit&#233; d&#233;routante a entour&#233; la plupart des d&#233;cisions prises par les autorit&#233;s &#233;tatiques lib&#233;rales. L'autorisation accord&#233;e &#224; Mtls est le dernier acte d'une s&#233;rie de scandales dans ce domaine. Cette autorisation qui viole les r&#232;gles de proc&#233;dure et de transparence vient s'ajouter &#224; la tentative de vente en catimini des parts d&#233;tenues par l'Etat dans Sonatel &#224; France t&#233;l&#233;com, &#224; l'attribution des licences &#224; Sudatel et &#224; GlobalCom et la concession d'un contrat d'assistance technique &#224; Global Voice. Ces mesures opaques prises dans la plus grande irr&#233;gularit&#233; sont illustratives d'une vision mercantiliste du Gouvernement. L'aspect financier prime sur toute autre consid&#233;ration, qu'elle soit technique ou technologique. Le S&#233;n&#233;gal ne dispose pas d'une politique coh&#233;rente de d&#233;veloppement des technologies de l'information et de la communication (Tic). Les personnes nomm&#233;es &#224; la t&#234;te des structures sont dans la plupart du temps plus pr&#233;occup&#233;es &#224; satisfaire la volont&#233; du pr&#233;sident Abdoulaye Wade qu'&#224; imprimer une vision coh&#233;rente susceptible de d&#233;velopper le secteur. L'ancien pr&#233;sident Wade a g&#233;r&#233; par lui-m&#234;me les d&#233;cisions les plus importantes en enjambant l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (Artp). Les nouvelles nominations aux postes de ministre des t&#233;l&#233;communications et directeur g&#233;n&#233;ral de l'Artp laissent encore perplexe quant &#224; la volont&#233; du nouveau r&#233;gime de marquer une rupture par rapport aux anciennes m&#233;thodes. Les solides connaissances en mati&#232;re de Tic de ces deux nouvelles autorit&#233;s sont encore &#224; d&#233;monter. Pour ne rien arranger, l'Artp d&#233;pend toujours de la pr&#233;sidence de la R&#233;publique comme ce fut le cas par le pass&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des chantiers importants attendent les nouvelles autorit&#233;s. &#171; Le S&#233;n&#233;gal est presque le seul pays o&#249; il n'y a pas de strat&#233;gie nationale en mati&#232;re de soci&#233;t&#233; de l'information &#187;, constate Olivier Sagna, ma&#238;tre de conf&#233;rence &#224; l'Ebad et chercheur au Codesria. Exemple typique de cette absence de strat&#233;gie, la lettre de politique sectorielle dans le domaine date de 2005 alors qu'elle ne devait durer que trois ann&#233;es au maximum, compte tenu du caract&#232;re &#233;vanescent de l'&#233;volution des t&#233;l&#233;coms. Pis, cette lettre de politique sectorielle ne donne aucune indication claire sur les orientations des autorit&#233;s. Or, une lettre de politique sectorielle a pour vocation de permettre aux acteurs de conna&#238;tre la vision de l'Etat sur le secteur. En plus, elle renseigne sur les objectifs de l'Etat &#224; court et moyen terme. Au regard de ces anomalies, l'ancien directeur des Etudes et de la r&#232;glementation des postes et t&#233;l&#233;communications Cheikh Tidiane Diongue qualifie cette lettre de politique sectorielle &#171; de ramassis de banalit&#233;s exprim&#233;es dans un fran&#231;ais approximatif &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Absence de strat&#233;gie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La gestion de ce secteur est empreinte d'incoh&#233;rences qui t&#233;moignent de l'absence d'une strat&#233;gie suffisamment articul&#233;e autour d'enjeux r&#233;els. Des d&#233;cisions prises de mani&#232;re unilat&#233;rale ont viol&#233;, pour la plupart, les textes qui r&#233;gissent le secteur. En plus de l'&#233;norme manne financi&#232;re que g&#233;n&#232;re la vente de ces licences, le secteur des t&#233;l&#233;communications procure &#224; l'Etat, chaque ann&#233;e, une fortune immense en termes de taxes et de redevances. Parmi celles-ci, on peut distinguer, les frais d'&#233;tudes de la demande, payables une seule fois, pour un montant de 2 000 000 FCFA. A cela s'ajoutent des frais de gestion de la licence, dont le tarif est fix&#233; &#224; 50 000 000 FCFA et une participation au service universel imposable &#224; hauteur de 3% du chiffre d'affaires et l'imp&#244;t sur les revenus. A titre d'indication, la Sonatel a contribu&#233; &#224; hauteur de 12% des recettes fiscales de l'Etat en 2009. En plus de ces taxes, il existe des redevances de mise &#224; disposition de fr&#233;quences payables annuellement pour un montant de 10 000 000 FCFA, par canal duplex (double) attribu&#233; &#224; chaque op&#233;rateur de r&#233;seau. Les radios, les t&#233;l&#233;visions, les centres d'appels et les op&#233;rateurs des t&#233;l&#233;-services sont assujettis &#233;galement au versement de taxes et de redevances conform&#233;ment aux clauses de leurs cahiers de charges. Aussi, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (Artp) a introduit des nouvelles taxes telles que la Redevance d'utilisation des t&#233;l&#233;communications Rutel pass&#233;e de 2 &#224; 5%. Cette derni&#232;re a favoris&#233; le rench&#233;rissement du co&#251;t des appels t&#233;l&#233;phoniques. La derni&#232;re taxe en date concerne les appels internationaux entrants au S&#233;n&#233;gal. Toute cette panoplie de taxes mises en &#339;uvre traduisent une vision purement financi&#232;re alors que l'acc&#232;s des s&#233;n&#233;galais aux Tic est rel&#233;gu&#233; au second plan. Sans compter que d'importants projets sont plomb&#233;s par une absence de ressources alors que le secteur est un grand g&#233;n&#233;rateur de recettes fiscales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'instabilit&#233; &#224; la t&#234;te du minist&#232;re des t&#233;l&#233;coms cr&#233;&#233; pour la premi&#232;re fois en 2000 constitue une entrave au d&#233;veloppement du secteur. Il disparait souvent au gr&#233; des remaniements. Ce t&#226;tonnement d&#233;note l'absence d'une strat&#233;gie prospective coh&#233;rente. C'est l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes ayant une vocation de r&#233;gulation qui prend toutes les d&#233;cisions sur injonction de la pr&#233;sidence de la R&#233;publique dont elle d&#233;pend alors qu'elle manque de ressources humaines et techniques pour mener &#224; bien sa mission de r&#233;gulation. Raison pour laquelle l'Artp fait souvent recours &#224; l'expertise &#233;trang&#232;re trop co&#251;teuse pour accomplir sa mission. Comme c'est le cas dans le contr&#244;le des appels entrants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plut&#244;t que de jouer une v&#233;ritable mission de r&#233;gulation, depuis plusieurs ann&#233;es cette structure est plus dynamique dans la collecte des fonds. Selon Cheikh Tidiane Diongue, &#171; l'Artp devait s'atteler &#224; l'am&#233;lioration de la concurrence dans le secteur des t&#233;l&#233;communications &#187;. De l'avis de cet ing&#233;nieur, la mission de cette structure passe par exemple par le d&#233;groupage de la boucle locale de la Sonatel, la portabilit&#233; du num&#233;ro, etc. &#171; L'Artp aurait d&#251;, &#233;galement, investir, dans la mutualisation des infrastructures de transmission dans le secteur des t&#233;l&#233;coms comme dans le secteur de la radiodiffusion-t&#233;l&#233;vision &#187;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Baye Mak&#233;b&#233; SARR&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Un champ d'opportunit&#233;s</title>
		<link>http://www.lagazette.sn/spip.php?article3818</link>
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<category domain="http://www.lagazette.sn/spip.php?rubrique27">Economie</category>


		<description>L'introduction r&#233;cente de vari&#233;t&#233;s de riz parfum&#233; &#224; fort taux de rendement dans les p&#233;rim&#232;tres irrigu&#233;s de la vall&#233;e du fleuve S&#233;n&#233;gal, en plus de participer &#224; r&#233;sorber le d&#233;ficit de production constitue une v&#233;ritable alternative &#224; la raret&#233; et &#224; la chert&#233; du riz aromatique sur le plan international. &lt;br /&gt;Awa Doumbiya est aux anges. Son visage affiche un rictus de satisfaction. Son stand, pos&#233; &#224; l'entr&#233;e du village de la Fiara (Foire internationale de l'agriculture et des ressources animales) ne d&#233;semplit pas. Il (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'introduction r&#233;cente de vari&#233;t&#233;s de riz parfum&#233; &#224; fort taux de rendement dans les p&#233;rim&#232;tres irrigu&#233;s de la vall&#233;e du fleuve S&#233;n&#233;gal, en plus de participer &#224; r&#233;sorber le d&#233;ficit de production constitue une v&#233;ritable alternative &#224; la raret&#233; et &#224; la chert&#233; du riz aromatique sur le plan international.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Awa Doumbiya est aux anges. Son visage affiche un rictus de satisfaction. Son stand, pos&#233; &#224; l'entr&#233;e du village de la Fiara (Foire internationale de l'agriculture et des ressources animales) ne d&#233;semplit pas. Il est pris d'assaut par de nombreux clients venus se procurer du riz parfum&#233; provenant des p&#233;rim&#232;tres rizicoles de la vall&#233;e du fleuve S&#233;n&#233;gal. Tr&#232;s pris&#233;s par les consommateurs des centres urbains, les sachets de 5 et 50 kilos de riz parfum&#233; s'&#233;coulent comme de petits pains. Les vari&#233;t&#233;s sahel 328, 329 et 177 d&#233;velopp&#233;es par Africa rice et homologu&#233;es par l'Isra depuis 2009 ont le vent en poupe. Une v&#233;ritable aubaine pour les consommateurs mais surtout une &#233;norme opportunit&#233; pour les riziculteurs locaux d&#233;cid&#233;s &#224; conqu&#233;rir le march&#233; urbain, celui de Dakar en l'occurrence et de ravir la vedette au riz aromatique provenant de Tha&#239;lande. Cette tr&#232;s bonne r&#233;ponse du march&#233; au riz local de la vall&#233;e tient d'abord &#224; l'envol&#233;e irrationnelle du prix du riz parfum&#233;e mais surtout &#224; sa raret&#233; sur le march&#233; international. Une situation qui, combin&#233;e &#224; d'autres facteurs, constitue un terreau fertile pour le riz aromatique made in S&#233;n&#233;gal et lui offre de bonnes perspectives commerciales. S'il juge nombreux les atouts du riz parfum&#233; local, Oumar Samba Ndiaye de l'Arm n'en pense pas moins qu'il doit s'adapter aux exigences du consommateur s&#233;n&#233;galais en terme de go&#251;t, de calibrage, de facilit&#233; de cuisson et de co&#251;t.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Atouts&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au plan mondial, la r&#233;duction des superficies de rizicultures combin&#233;e &#224; l'explosion d&#233;mographique dans les pays traditionnellement exportateurs comme l'Inde ou la Chine a consid&#233;rablement contribu&#233; &#224; r&#233;duire le taux de croissance de la production mondiale en riz pass&#233; de 3,4% entre 1960 et 1970 &#224; 2,1% entre 2000 et 2010 et les importations. Qui plus est, dans un march&#233; du riz r&#233;siduel voire marginal seules 5 &#224; 7% seulement de la production mondiale sont commercialis&#233;es. Ancr&#233; dans les habitudes alimentaires des populations s&#233;n&#233;galaises, le riz parfum&#233; a constitu&#233; en 2012 un peu plus de 10% des importations en riz. Au premier trimestre de 2012 les quantit&#233;s import&#233;es sont estim&#233;es &#224; 42 180 tonnes mais avec un co&#251;t d'acquisition tr&#232;s &#233;lev&#233;. Un besoin en riz aromatique qui pourrait &#234;tre satisfait avec la production de la prochaine contre saison si l'on en croit Jean Michel Voisard, directeur de la composante cha&#238;ne de valeur au Projet croissance &#233;conomique (Pce) de l'Usaid, qui estime que la production de riz parfum&#233; pourrait s'&#233;tablir &#224; 40 000 tonnes. Le fort rendement &#224; l'hectare rend cet objectif assez facile &#224; atteindre, d'apr&#232;s Voisard qui informe qu'avec avec son parfum naturel, le riz parfum&#233; de la vall&#233;e destin&#233; principalement &#224; la consommation du milieu urbain a un rendement moyen de 6 tonnes &#224; l'hectare qui peut &#234;tre port&#233; 10 tonnes/hectare. Encore aurait-il fallu acc&#233;l&#233;rer la production de semences certifi&#233;es de qualit&#233;. Sur ce point, le d&#233;veloppement de cha&#238;nes de triage afin d'isoler les semences de qualit&#233; devrait permettre de passer de 500 tonnes &#224; l'heure actuelle &#224; 1000 tonnes pour la pr&#233;sente contre saison. De l'avis de Jean Michel Voisard, l'extension de la culture irrigu&#233;e du riz parfum&#233; local &#224; l'ensemble de la vall&#233;e, &#171; du bas delta &#224; Matam &#187;, est &#224; ce prix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un autre argument avantageux de la riziculture de riz parfum&#233; local : les substantielles marges b&#233;n&#233;ficiaires que les producteurs locaux peuvent en tirer. &#171; Si la marge pour le riz parfum&#233; import&#233; est de 5 francs par kilo, elle est de 12 francs pour le riz local aromatique &#187;, a fait savoir Oumar Samba Ndiaye, le directeur de l'exploitation de l'Agence de r&#233;gulation de march&#233;s (Arm). Une r&#233;elle garantie de comp&#233;titivit&#233; du riz local, &#224; l'en croire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La disponibilit&#233; en eau et un important potentiel en terre sont d'autres avantages du riz local, sans oublier une rentabilit&#233; financi&#232;re de 11%, d'apr&#232;s une &#233;tude de la Direction de l'appui du secteur priv&#233; (Dasp) sur les cr&#233;neaux porteurs au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, la comparaison des mod&#232;les de consommation des S&#233;n&#233;galais fait appara&#238;tre un mod&#232;le de consommation extraverti. Avec une consommation estim&#233;e &#224; 76 kg par habitant et par an, le S&#233;n&#233;gal a un mod&#232;le de consommation proche de celui des pays asiatiques. D'o&#249; les importantes quantit&#233;s import&#233;es pour cet aliment de base des S&#233;n&#233;galais dont 80% des besoins en consommation de cette c&#233;r&#233;ale sont satisfaits &#224; 80% par les importations (600 000 tonnes par an) contre 20% par le riz produit localement (150 000 tonnes). Ces importations ont co&#251;t&#233; &#224; l'&#233;conomie nationale 160 milliards de Fcfa en 2000 et 158 milliards en 2008. Une situation particuli&#232;rement pr&#233;occupante pour l'&#233;conomie nationale en ce qu'elle participe &#224; d&#233;s&#233;quilibrer la balance des paiements mais qui devrait constituer, pour les producteurs, une r&#233;elle opportunit&#233; commerciale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;fis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La t&#226;che est cependant pleine d'emb&#251;ches. Car se sont conjugu&#233;es, pour resserrer les contraintes qui p&#232;sent sur la fili&#232;re riz, plusieurs boulets. Car il est clair que la r&#233;ussite du syst&#232;me de production d&#233;pend de plusieurs facteurs. En amont, il s'agit de la mise en place de m&#233;canismes de financement adapt&#233;s. S'y ajoute que le diagnostic de l'environnement rizicole fait appara&#238;tre clairement plusieurs autres n&#339;uds dans la cha&#238;ne de valeur riz tel le co&#251;t on&#233;reux des am&#233;nagements hydro agricoles qui ne peuvent &#234;tre pris en charge que par l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, les retards dans la mise &#224; disposition des intrants qui sont des postes de co&#251;ts &#233;lev&#233;s ne sont pas du go&#251;t des producteurs. Exemple typique de ces errements : les producteurs de Ross B&#233;thio sont encore dans l'attente de la fourniture d'ur&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au del&#224; des aspects techniques, des am&#233;liorations sont n&#233;cessaires dans le process post r&#233;colte. Il s'agira surtout de mettre en place un syst&#232;me d'approvisionnement continu calqu&#233; sur le circuit de distribution du riz import&#233;. Mais plus que les m&#233;canismes de distribution, la capacit&#233; de pr&#233;voir les quantit&#233;s disponibles est une autre exigence de la fili&#232;re. D'autres d&#233;fis se pose &#224; la commercialisation du riz parfum&#233;. Notamment celui de la d&#233;finition d'une bonne politique marketing centr&#233;e sur les modes de cuisson et les avantages nutritionnels du riz local. Sans oublier les efforts &#224; faire pour am&#233;liorer l'aspect visuel et le conditionnement. Autant de pr&#233;alables &#224; r&#233;soudre pour convaincre les S&#233;n&#233;galais du reste tr&#232;s exigeants sur le plan de la qualit&#233;. Oumar Samba Ndiaye de th&#233;oriser sa recette : &#171; Il faut mener une campagne pour expliquer aux consommateurs s&#233;n&#233;galais qui ont une pr&#233;f&#233;rence pour le riz 100% bris&#233; les modes de cuisson du riz local qu'ils ne ma&#238;trisent pas souvent &#187;, indique Ndiaye pr&#233;cisant qu'il faudra en plus &#171; adapter le prix du riz local &#224; celui du march&#233; et non l'indexer au co&#251;t du cr&#233;dit &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'installation de rizeries modernes est une autre requ&#234;te. Un pas en direction de l'am&#233;lioration de la qualit&#233; du d&#233;corticage, la r&#233;duction du taux &#233;lev&#233; d'impuret&#233;s et du manque de calibrage des graines. En raison de toutes ces contraintes, il est difficile, pour l'heure, d'envisager une hausse significative de la production de riz local aromatique et de supplanter le riz parfum&#233; au jasmin &#224; la table des s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mamby DIOUF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; J'ai vendu mes actions dans Sahel Trading depuis 2010 &#187;</title>
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		<description>L'ancien ministre du Tourisme, Thierno L&#244; crie haut et fort sa neutralit&#233; dans l'histoire du march&#233; (entente directe) de remplacement des Shillers et des tours de refroidissement du M&#233;ridien pr&#233;sident, accord&#233; &#224; l'entreprise Sahel Trading Company. La structure qui a empoch&#233; 90% du montant du contrat sans avoir livr&#233; tout le mat&#233;riel, d'apr&#232;s des documents d&#233;tenus par La Gazette, est dirig&#233;e par le sieur Lamine B&#226;, ancien coll&#232;gue de service de l'ex-ministre &#224; Dametal avec qui il a mis en place Sahel Trading (...)

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'ancien ministre du Tourisme, Thierno L&#244; crie haut et fort sa neutralit&#233; dans l'histoire du march&#233; (entente directe) de remplacement des Shillers et des tours de refroidissement du M&#233;ridien pr&#233;sident, accord&#233; &#224; l'entreprise Sahel Trading Company. La structure qui a empoch&#233; 90% du montant du contrat sans avoir livr&#233; tout le mat&#233;riel, d'apr&#232;s des documents d&#233;tenus par La Gazette, est dirig&#233;e par le sieur Lamine B&#226;, ancien coll&#232;gue de service de l'ex-ministre &#224; Dametal avec qui il a mis en place Sahel Trading Company avant de se retirer en 2010.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vous avez &#233;t&#233; coll&#232;gue de service de l'administrateur de Sahel Trading, Lamine B&#226;, qui a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un march&#233; du M&#233;ridien pr&#233;sident sans l'ex&#233;cuter convenablement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Monsieur Lamine Ba fut mon associ&#233; au sein de Sahel Trading. Un compagnonnage auquel j'ai mis un terme depuis le 13 octobre 2010 quand j'ai vendu mes actions. Cela a &#233;t&#233; fait &#224; l'Etude de la notaire Bineta Thiam. Ma d&#233;cision avait surtout &#233;t&#233; prise suite &#224; une altercation avec mon associ&#233;, relat&#233;e par le journal Le populaire mais surtout pour &#233;viter tout conflit d'int&#233;r&#234;ts&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Comment expliquez-vous que votre coll&#232;gue ait pu obtenir le march&#233; en entente direct, dans un secteur o&#249; vous &#234;tes le ministre de tutelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je pr&#233;cise que cette question il faut la poser au comit&#233; de gestion du M&#233;ridien Pr&#233;sident log&#233; &#224; la Primature et qui est dirig&#233; par le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du gouvernement. Ce comit&#233; compte des repr&#233;sentants du Minist&#232;re de l&#8216;Economie et des Finances, du contr&#244;le financier et de deux repr&#233;sentants du tourisme. Il est &#233;galement pr&#233;sid&#233; par la Primature. C'est ce comit&#233; charg&#233; de la gestion du M&#233;ridien Pr&#233;sident qui est seul habilit&#233; &#224; s'occuper des appels d'offres et passations de march&#233;. Le ministre que j'ai &#233;t&#233; n'a jamais lanc&#233; d'appel d'offres et ne s'est jamais immisc&#233; dans la zone de comp&#233;tence du comit&#233;. Il s'en est tenu &#224; valider le budget annuel de l'h&#244;tel et a donn&#233; son accord sur les projets d'investissement au nom de l'Etat. En aucun cas, le minist&#232;re n'a interf&#233;r&#233; sur les pr&#233;rogatives du comit&#233;. Je rappelle que celui-ci est mis en place suivant une directive de l'inspection g&#233;n&#233;rale d'Etat (Ige).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sahel Trading a empoch&#233; 90% de son cachet sans avoir livr&#233; tous les Shillers et tours de refroidissement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La totalit&#233; du mat&#233;riel est livr&#233;e selon Monsieur Ba. Toutes les machines tournent normalement, sauf quelques tours dont le fonctionnement est retard&#233; par des pompes que le M&#233;ridien doit retourner &#224; Sahel Trading Company. D'ailleurs l'administrateur, Lamine B&#226;, est plus habilit&#233; &#224; r&#233;pondre &#224; cette derni&#232;re question. En tout Etat de cause je ne suis en rien concern&#233; par le dossier que vous g&#233;rez sinon pr&#233;ciser que la question de fond donnant lieu &#224; un conflit d'int&#233;r&#234;ts n'est pas de mise car je ne suis plus actionnaire de Sahel Trading Company. Je n'attribue pas les march&#233;s du M&#233;ridien, mes structures ne s'occupent pas d'appels d'offre et ne signent ni ne r&#232;glent des factures. Elles n'ont pas le contr&#244;le des chantiers de l'h&#244;tel car l'Etat est repr&#233;sent&#233; par une structure qui s'appelle comit&#233; de gestion log&#233;e &#224; la Primature. Je ne suis nullement responsable des zones d'intervention de Sahel Trading. Je suis actuellement directeur d'une soci&#233;t&#233; concurrente &#224; Sahel Trading Company car exer&#231;ant dans le m&#234;me domaine d'activit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Alioune Badara COULIBALY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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