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LES MOTS DE SAMBA DIOULDE THIAM QUI ONT « ELECTROCUTE » SAMUEL SARR
« Monsieur le ministre, vous devez impérativement partir, (…) c’est une question d’ordre publique ! »

jeudi 22 juillet 2010

L’intervention du député de la mouvance présidentielle, Samba Diouldé Thiam, lors du passage du ministre de l’énergie, Samuel Sarr à l’Assemblée nationale restera parmi les plus brillantes. Des mots bien choisis pour exprimer les maux des populations qui souffrent des coupures récurrentes d’électricité. Mais surtout des phrases habilement armées pour dénoncer la gestion de Samuel Sarr de la Senelec au ministère de l’énergie. Le ministre, quant à lui, a feint de ne pas répondre, mais a juste parlé de « calomnie ». C’est un texte sous haute tension.

« La question de moyens a toujours été honorée, qu’en est-il de l’obligation de résultat ? Les délestages, aussi vieux que l’indépendance du pays, font partie de notre vie comme moyen de gestion de la pénurie chronique. Depuis quelques années, en dépit des moyens immenses, fruits des sacrifices consentis par la Nation et de la sollicitude touchante du chef de l’Etat, les résultats de la Senelec sont calamiteux, désastreux, insupportables. Les pannes récurrentes sont même programmées. La dernière panne en date qui a produit le délestage historique de la Senelec a provoqué des émeutes générales, suite à ce que vous avez qualifié de ‘’Petite erreur’’, Monsieur le ministre, elle-même historique et caractéristique de la personnalité de celui qui s’est exprimée.

L’évènement peut-il être qualifié de brusque, de brutal, d’instantané ? De la manifestation des premiers signaux qui auraient dû alerter et entraîner une intervention d’urgence jusqu’à l’accomplissement dûment constaté, il s’est écoulé un temps énorme de 13 jours, du 25 juin au 7 juillet. Quel a été le comportement du management technique, puis du management directorial, ministériel et gouvernemental depuis les premiers signaux ?

Les fautes de toute la chaîne, depuis l’importation du fuel, sa réception au port, sa mise en machine, doivent être situées et assumées. La justice a été saisie. Sans la clameur publique, l’aurait-elle été ? Combien de cas qui auraient dû aboutir devant elle n’y sont pas arrivés et pourquoi ? Puisqu’elle est saisie, alors que le parquet aurait dû ou pu entrer immédiatement en mouvement, elle doit aller jusqu’au bout sans épargner personne dont la responsabilité serait engagée. La justice a un rôle de stabilisation sociale en droit, qu’elle doit complètement et pleinement assumer. Les amputations soporifiques sont inadéquates aux crimes économique, social et politique commis et aux conséquences loin d’être apparues. Les véritables responsables et non les lampistes doivent être démasqués et sanctionnés à la hauteur du forfait commis.

Monsieur le ministre, Vous devez impérativement partir par devoir et par responsabilité, coupable ou non, si vous pouvez encore servir à quelque chose et si vous avez du sentiment et de l’estime pour le président de la République, votre protecteur. Ce départ est une question d’ordre publique, de salubrité démocratique et de sauvegarde politique du régime de l’Alternance. La crédibilité du président de la République qui vous a couvé et vous a tout accordé et la confiance des populations à l’égard du régime sont en jeu. Votre maintien ainsi que celui de vos semblables risquent d’entraîner la perte du régime installé en 2000. Vous êtes le symbole de l’échec, de la douleur, du ressentiment, de la violence et du désordre économique, social et politique.

Par les fautes et les manques de résultats probants de la Senelec dans la fourniture continue de qualité et de l’énergie, la force publique, obligée d’intervenir face aux protestations, est perçue plus dans ce rôle de répression naturelle que dans celui de protection des populations. Avec les crises qui se bousculent, il faut faire jouer davantage à la force publique un rôle de prévention des causes et mécontentements par une information approfondie et de qualité sur la marche de la société dans l’ensemble de compartiments de l’activité publique. La prévention en permanence et l’anticipation sont à la base de la sécurité. Le peuple est en détresse, il est en danger. En dépit de cette situation, j’invite les populations à inventer des formes de manifestations pacifiques, visibles et audibles par tous. J’invite les populations, malgré ce qu’elles subissent injustement, à ne pas détruire le bien public qui est, en dernier ressort, le bien du peuple. J’invite par la même occasion, le gouvernement à ne pas s’enfermer dans l’autisme et la sous estimation des situations que vivent les populations.

L’Alternance est en danger, ses ennemis sont dans son sein, au cœur de la forteresse du pouvoir. L’Alternance ne se sauvera en protégeant le peuple que si elle accomplit sa propre révolution sans curiosité mais, nécessairement en se séparant de tous les infiltrés, des profiteurs, des carriéristes, des jouisseurs et des symboles honnis des populations ».

La Gazette


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9 Messages de forum

  • Vraiment j’avoue c’est l’intervention la plus brillante car il a su rallier la clarté et la précision de ces mots tout en démontant à la hauteur qu’il fallait ce pitoyable ministre qu’est ce samuel sarr, qui n’a rien a foutre des sénégalais..S’il a l’honneur et du sang qui coule dans ses veines il doit quitter ce secteur qu’il ne maitrise pas et qu’il est entrin de saboter à la hauteur de son incapacité.C’est un vieux cheveau de route en perte de vitesse, qu’il quitte ou c’est par un coup de pied par dérriere qu’il se verra éjecté de son fauteuil..Pitoyable ministre.

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    • tu as parlé de dignité. de l’honneur est ce que s’il en avait il allait revenir après être chassé en tant de directeur de la Sénélec par son incapacité à la gérer ? Ni lui ni son protecteur n’en ont pas. Tous à la marche du 31 de ce mois et ayons dans l"esprit la valeur de notre carte d’électeur et surtout sensibilisons nos frères et sœurs de même que tous nos parents du monde rural de la nécessité de faire quitter cette équipe à la tête de notre cher Pays que nous adorons tous.

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  • S’il est encore en poste aprés ce discours, c’est qu’il est vraiment sans honneur. Mais comment peut-il demissionner si l’on sait la mentalité, l’etat d’esprit, le niveau d’iresponsabilité de ceux qui nous gouvernent. Pauvre Sénégal.

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  • saba veut seulma revenir way il na jamé critiqué kan il était dan kes graces du pouvoir

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  • Sans son passe, aujourd’hui Samba Dioulde THIAM a le merite et l’estime du Peuple. Et ces mots signifient tout le misere que vivent les senegalais. C’est vraiment ecoeurant, Ce Ministre n’a pas de vergogne sinon il aurait demissionne dans l’enceinte de l’hemicycle. Jamais un Ministre n’a ete aussi indexe, humilie que lui dans l’histoire politique du pays. Ce n’est pas a l’Opposition que tu trouveras excuse, mais le Peuple est en face de toi.......tu assumeras les consequences. Seulement, ce que je tiens a souligner, tout le monde le sait, tu n’es pas patriote, tu ne l’as jamais ete. Si le dictateur WADE te couve simplement pour l’Affaire Me SEYE..tu es complice....tu periras avec lui. Tes jours sont comptes des a present. Tu as toujours ete incapable dans tous les domaines. S’il s’agit des affaires, laisses tomber, le Senegal regorge de gens beaucoup plus nantis que toi.....Vas t’en PARESSUEUX.

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  • Les propos sortis de la bouche d’un procureur en cour d’assises n’auraient pas été plus désobligeants.

    Etait-il si indispensable pour un député exprimant une amertume légitime d’en arriver à cette rageuse apostrophe d’un ministre qui, même placé dans la gêne, représente l’Etat c’est à dire la communauté nationale.

    Certes le diable s’était-il introduit dans les grosses turbines de la Sénélec, comme le moustique dans les narines de Namroth l’arrogant devant l’Eternel, mais était-ce une raison pour se livrer à l’exorcisme dans l’hémicycle dont la vocation est de ne résonner que des discours rendus historiques par la profondeur de leur inspiration et l’élévation de la pensée convoquée pour les exprimer.

    Etait-il si indispensable de sommer le Ministre de l’énergie, voire sa hiérarchie de démissionner ? Un tel acte ne relève-t-il pas du libre arbitre, de l’idée que l’on se fait de la relation aux valeurs les plus partagées dans la société, de la dignité dans l’exercice de la fonction, des dommages collatéraux de l’humiliation publique sur les siens ?

    Un sénégalais répondant au type social fixé dans nos représentations s’impose l’obligation sacrée de ne jamais dire à son prochain : va-t-en hors de la maison, enlève ta main du mets collectif, personne ne te demande ton avis sur telle ou telle question faisant l’objet du débat public.

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  • C’est vraiment bien de remuer les vraies causes des delestages. Et nous avons assez de tous ces mensonges depuis 2000 jusqu’a present sur la situation de la Senelec : au debut ils parlaient de la vetuste des machines leguees par le PS, ensuite est venue l’heure ou ils parlaient du prix du baril trop cher... aujourd’hui c’est au tour d’un mauvais fuel. Que signifie toutes ces histoires ? Echec, douleur, ressentiment, violence et du désordre économique, social et politique de la part du gouvernement pour reprendre Samba D. Thiam. De grace M. Samuel Sarr, meme si tu as aide M. Wade dans l’affaire Me Seye, a se debarrasser d’une maniere ou d’une autre d’un digne fils du peuple Senegalais, cela ne te donne pas le droit ni la raison de faire souffrir les Senegalais. Tu peux le prendre en otage et nous laisser en paix nous les Senegalais. Entre autre sache qu’il arrivera un moment ou tu vas devoir payer tes fautes...

    Modou Waly

    NB : pour les accents que jai omis, cest le clavier que j’utilise.

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  • Dans des pays démocratiques c’est le premier ministre qui aurait démissionné entrainant avec lui tous les ministres ou bien l’assemblée vote une motion de Censure

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