Le président de la République, Abdoulaye Wade, se joint à la polémique. Invité de Europe 1, ce jeudi 15 juillet, alors qu’il assistait à la cérémonie du 14 juillet, il parle de sa succession par son fils, Karim. « Je n’ai pas l’intention de mettre mon fils à ma place avant de partir », a-t-il dit. Il précise, en revanche, que « c’est (Karim) un citoyen sénégalais, il a le droit de faire de la politique et il est libre de se présenter aux élections quand il voudra ». Le chef de l’Etat considère que « c’est une injure au peuple sénégalais de le dire. (…) Aujourd’hui, dire que les Sénégalais vont accepter que quelqu’un, même qu’ils aiment bien, va leur dire : "maintenant, vous prenez mon fils ! " Ça n’existe pas" ».
Une sortie du Président Wade qui ressemble fort à une volonté de mettre fin à la polémique sur le projet de « dévolution monarchique » qui lui est prêté. Mais surtout, pour appuyer les propos qu’aurait tenus Karim Wade sur une supposée « télévision américaine ». La presse avait repris une dépêche de l’APS faisant état d’une phrase de « Wade-fils ». « Le pouvoir ne s’hérite pas, il se mérite », aurait-il laissé entendre.
La Gazette