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Rapport 2009 de l’UNFPA sur l’Etat de la population mondiale
Les femmes supportent le plus gros des changements climatiques

mercredi 27 janvier 2010

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) a rendu public son rapport annuel sur l’Etat de la population mondiale. Intitulé "Face à un monde qui change : les femmes, la population et le climat", ce rapport met à nu la vulnérabilité des femmes face aux changements climatiques.

Les changements climatiques non seulement mettront des vies en danger et menaceront des moyens d’existence, mais ils risquent aussi d’amplifier les inégalités entre femmes et hommes. C’est ce qui ressort du rapport 2009 du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) présenté hier, mardi.

Selon le rapport intitulé : "Face à un monde qui change : les femmes, la population et le climat", les femmes – en particulier dans les pays pauvres – ne seront pas affectées de la même manière que les hommes par les effets des changements climatiques. Les femmes et les filles compteraient parmi les couches sociales les plus vulnérables face aux changements climatiques. Cela s’explique, en partie, par le fait que dans de nombreux pays elles représentent la plus grande part de la main-d’œuvre agricole. Mais aussi parce qu’elles ont généralement un moindre accès aux possibilités de gagner un revenu. En outre, puisqu’elles s’occupent des foyers et prennent soin des membres de la famille, leur mobilité est ainsi réduite. Ce qui les rend plus vulnérables face aux catastrophes naturelles soudaines liées au climat. Dans plusieurs régions du globe, la sécheresse et les précipitations devenues irrégulières obligent les femmes à travailler plus dur pour assurer à leur foyer nourriture, eau et énergie.

Quant aux jeunes filles, elles abandonnent souvent les études pour aider leur mère dans les tâches ménagères devenues plus nombreuses et plus difficiles sous l’effet des bouleversements climatiques.

Selon l’organisation onusienne, « le monde entier parle depuis un certain temps de crédits de carbone, d’échange de droits d’émissions et de volume maximal d’émissions. Mais on n’a pas assez parlé des individus dont les activités contribuent à ces émissions ni de ceux qui seront le plus affectés par les changements climatiques, notamment les femmes ». Ainsi, le FNUAP estime qu’il, « est nécessaire de recadrer le débat sur les changements climatiques, en plaçant la population en son centre. A moins que les politiques en matière de climat ne la prennent en considération, elles ne réussiront pas à atténuer les changements climatiques ni à protéger les groupes vulnérables de leurs impacts, qui pourraient s’avérer catastrophiques ».

La Gazette


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