Promotion du solaire en Afrique
La dernière « folie » de Wade
jeudi 17 décembre 2009
Présent à Copenhague pour les besoins de la 15e conférence des parties sur les changements climatiques, le chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade a dévoilé son projet énergétique pour le continent. Une réalisation pharaonienne qui relève beaucoup plus d’une utopie à l’heure où aucune volonté politique n’est notée dans son propre pays pour promouvoir ce nouveau champ.
Pharaonique voire utopique ! La dernière idée que le Président Abdoulaye Wade, présent dans la capitale danoise, a sorti de sa besace pour, dit-il, régler le déficit énergétique que connaît le continent africain est tout simplement astronomique. De quoi s’agit-il ? De la construction d’une centrale solaire dans le Sahara. Avec une capacité de 100 mille méga watts, elle fournira de l’énergie à un prix qui, dans un premier temps, diminuera d’un tiers au bout d’un an pour, ensuite, être gratuite au bout de dix ans.
Au-delà de l’aspect utopique d’un projet de cet acabit, – le solaire a encore de grands défis technologiques à relever pour un rendement meilleur - deux aspects fondamentaux sont à souligner dans cette initiative. D’abord le financement d’une telle infrastructure qui tournerait autour de 240 milliards d’euros selon lui. Bien que le Président Wade ait levé un coin du voile de ce financement - « Les pays développés, qui auront construit la centrale, auront le droit de se brancher dessus, mais le courant sera pour eux payant », a-t-il expliqué à ces auditeurs - beaucoup de questions restent en suspens. Comment se fera le partage de cette production entre ces pays donateurs et ceux du continent ? Une question d’autant plus pertinente qu’en matière d’énergie les demandes ne cessent de croître aussi bien en Occident qu’en Afrique ? La gratuité de l’électricité est-elle la meilleure approche pour ce qui est considéré aujourd’hui comme le thème majeur des grands enjeux planétaires de demain, à savoir l’énergie propre ? Déjà les Allemands ont ouvertement manifesté leur volonté de construire dans cette même zone une centrale identique ( Desertec).
Outre ces questionnements, se pose aussi le niveau de volonté politique qui entoure cette déclaration du président Wade. A ce que l’on sache, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) produit zéro kilo watt d’origine solaire. Et ce malgré le fort potentiel dont dispose notre pays. On estime en effet à 3000 heures par an le temps d’ensoleillement au Sénégal. Un potentiel sous valorisé par des autorités en manque de volonté. Pour preuve, sur les 10 milliards de subvention promis en 2008 par l’Etat du Sénégal à l’Agence nationale d’électrification rurale (Aser), seul près de la moitié a été dégagée. L’Etat préférant entretenir des réseaux clientélistes faisant de la passation des marchés de gré à gré leur sport favori.
Espérons seulement qu’une telle idée ne finisse pas comme la centrale nucléaire que Wade avait promise aux gorgorlous sénégalais.
Ahmed DIAME
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Messages de forum
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Si les Allemands ont manifesté leur volonté de construire une centrale identique dans la même zone (desertec) cela veut dire que le projet n’a rien d’utopique.
Par ailleurs, 240 milliards d’euros pour le financement sont bien dans les cordes des pays développés si la volonté de mettre sur la table les montants annoncés à Copenhagen se manifestait par le traité attendu. Alors, mieux vaut avoir des propositions de projets à faire : Grande Muraille Verte, préservation de la bio diversité dans le bassin du Congo, ...
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18 décembre 2009 09:32, par Babacar Mbaye
Un tel projet est plus intéressant que son monument de la renaissance. Il n’en demeure pas moins qu’outre le financement, il va falloir régler le problème sécuritaire dans cette zone où Al Qaïda au Maghreb sévit.
Si les occidentaux se branchent comme le dit le Président, l’organisation terroriste se fera un plaisir de détruire cette installation, donc comme disent les buisnessmen le risque pays est particulièrement élevé.
Il semble plus réaliste de construire des centrales solaires de dimension modeste dans plusieurs pays parce que transporter l’énergie électrique sur de très longues distances n’est pas efficace à cause des pertes d’énergie, en plus les états tiennent à leur souveraineté énergétique car lorsqu’il s’agira d’ériger la méga centrale solaire les calculs géopolitiques et géostratégiques vont s’en mêler.
En dernier lieu, les scientifiques doivent dire clairement si les rayons réfléchis par les panneaux solaires ne contribueront pas eux aussi au réchauffement de la planète Terre, en effet certains avancent cette hypothèse du caractère néfaste du rayonnement réfléchi, l’incidence de ce rayonnement doit par conséquent faire l’objet d’une étude sérieuse pour bien peser les avantages et les inconvénients.
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les anciens nous dirige avec sagesse on leur doit le respect avant tous la critique est facile et toi que fait tu pour juger mon oncle
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18 décembre 2009 20:51, par Tullius Detritus
En 1973, j’allais voir démarrer chaque matin vers 11 heures la "Pompe Solaire" réalisée par l’équipe du Doyen Masson. Avec 90 m2 de capteurs, de 11 heures à 17 heures elle pompait 15 m3/Heure d’eau dans un puits situé sur le site.
Elle fonctionnait suivant un cycle thermodynamique classique : un réseau de capteurs plans qui chauffait de l’eau additionnée de glycol - Echangeur qui chauffait du fréon et le faisait monter en pression - Machine à vapeur qui entraînait la pompe - Condenseur refroidi par l’eau remontée du puits.
C’était à Dakar, au CEREER, route du Service Géographique.
Quelques années plus tard, une centrale solaire à fonctionnement en continu (jour & nuit) fut construite à Diakhao (18 km de Fatick). Elle fonctionnait suivant le même principe que celle du Doyen Masson mais la machine à vapeur avait été remplacée par une turbine, la surface de capteurs était de 2.000 m2 et le stockage de l’eau chaude était assuré par un réservoir calorifugé de 530 m3. Elle fournissait l’eau et l’éclairage public de tout le village. Elle avait coûté 350 millions de FCFA, était gérée par Sénélec. Qu’est-elle devenue ?
Titre d’un article du "Soleil" du 19/05/06 : « ZIGUINCHOR - ÉNERGIE SOLAIRE : Une centrale de 7,3 mégawatts en 2007 ».
Elle était prévue en milliers de capteurs photovoltaïques. Le coût annoncé était d’environ 36 millions d’euros (près de 24 milliards de FCFA).
Nous sommes fin 2009. Elle fonctionne bien ?
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En réalité, il n’y pas de politique énergétique au Sénégal. Pour le gouverenement en place le problème de l’énergie au Sénégal se réduit à la gestion de la SENELEC et de la SAR, pour une raison simple : les commissions perçues par les proches du régime sur les livraisons de combustible.
Le ministre de l’énergie peut installer ses bureaux à la capitainerie du port puisque son travail consiste à organiser l’arrivée des tankers au PAD.
Quand on l’entend, c’est pour annoncer l’arrivée d’un tanker ou d’un butanier qui épargnera le pays de la pénurie pour quelques semaines, c’est du pilotage à vue : la gestion de la pénurie.
Wade comme à son habitude aime les effets d’annonce, il lui fallait une proposition tonitruante à Copenhague alors qu’il n’a aucune vision stratégique cohérente sur le plan énergétique pour son propre pays, ne disait-il pas lui-même dans un quotidien français que les sénégalais pouvaient recourir aux bougies.
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19 décembre 2009 05:09, par Waaru
LE PROJET EST DEJA EN COURS - COMME LE COMMENTATEUR PRECEDENT JE NE PENSE PAS QUE LE PROJET SOIT PHARAONIQUE. C’EST UN PEU PARADOXAL DE LE DIRE ET DE NOUS INFORMER QUE "DESERTEC" EXISTE DEJA.
COPIE ARTICLE JUILLET 2009
Le soleil du Sahara fournira t-il dans quelques années de l’électricité aux européens ?
C’est le sens en tout cas du programme Desertec. Le coup d’envoi de Desertec a été donné aujourd’hui en Allemagne par une douzaine de grands industriels européens et pas la compagnie algérienne Cevital qui en passe ses commandes de premières études, celles-ci sont concluantes, la réalisation du programme atteindrait les 400 milliards d’euros.
Le soleil et la chaleur dans les régions du sud de la méditerrané font bien des envieux de l’autre côté de la méditerrané, à l’heure ou les énergies propres ont le vent en poupe. Certains industriels européens pensent très sérieusement à exploiter le soleil du Sahara pour produire de l’électricité consommée en Europe. Une piste qu’ont exploré ensemble 12 entreprises presque toutes allemandes à l’exception d’une espagnole et de l’Algérienne Cevital. Des compagnies qui ont donné à Munich le coup d’envoi aux premières études à la suite de celles-ci, jusqu’à 40 milliards d’euros pourront être investis dans ce projet pharaonique du non de Desertec.
Desertec :
Desertec et une initiative allemande du club de Rome qui s’intéresse à chercher des alternatifs finalement aux combustibles fossiles et nucléaires, et ils sont partis d’un constat assez simple, que la ressource solaire dans le Sahara est colossale et dans les déserts en général. Effectivement, Desertec (Désert+technologie) focalise non pas sur le photovoltaïque (technologie solaire la plus connue), mais sur le solaire à concentration thermodynamique (le fait d’utiliser des miroirs qui réfléchissent les rayons du soleil, qui els concentre comme une loupe. Les rayons concentrés permettent de chauffer un fluide qui va permettre d’alimenter une turbine et de produire ainsi de l’électricité).
L’idée de Desertec, c’est de construire des centrales solaires dans le désert et d’approvisionner ainsi les pays d’Afrique du nord, du Moyen-orient et également l’Europe.
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Desertec c’est très bien mais concrètement en ce qui nous concerne comment allons nous faire pour sortir des délestages de la SENELEC, s’il faut attendre la réalisation de la proposition de Wade à Copenhague...
Avant de balayer devant la porte des européens balayons devant notre propre porte de petit pays de 12 millions d’habitants qui peine à produire d l’électricité pour sa consommation intérieure.
Arrêtons de fantasmer sur les dernières trouvailles des pays plus développés que nous, eux au moins ils ont une vision prospective et se donnent les moyens de réaliser leurs ambitions, par conséquent limitons nos ambitions à nos besoins immédiats d’avoir du courant tous les jours et laissons Wade, le brasseur d’idées, à ses utopies ; nous nous vivons bien au Sénégal avec nos coupures de jus et nos appareils bousillés.
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21 décembre 2009 16:35, par XAM XAMOU BIIR KEUR
NOTONS TOUT SIMPLEMENT QUE LA DELAGATION AFRICAINE A COPENHAGUE N’A PAS RETENU CE PROJET DE CENTRALE SOLAIRE AU SAHARA. LA GRANDE MURAILLE VERTE NON PLUS. LE MUR DE L’ATLANTIQUE NON PLUS. LES CONSEILLERS TECHNIQUES DE WADE (QUI SEME BEAUCOUP D’IDEES) DOIVENT ETRE PLUS EFFICACE AU NIVEAU AFRICAIN POUR QUE WADE (QUI EST LE PRESIDENT DU VOLET ENVIRONNEMENT DU NEPAD) RETROUVE LA CONFIANCE DE SES PAIRS AFRICAINS. LES "PROJETS" DE WADE NE PEUVENT PAS ETRE JUGES D’EXCELLENTS PAR LES PRO-WADE AU SENEGAL ET DE "NULS" AU NIVEAU DE L’UNION AFRICAINE. QUE SES CONSEILLERS SE DEBROUILLENT UN PEU PLUS POUR MATERIALISER SON PANAFRICANISME !!!
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25 décembre 2009 17:27, par Fadel
Si je suis d’accord avec l’auteur de l’article sur certains points tels que le manque de volonte politique, je suis tout a fait oppose au fait que ce projet soit utopique, bien qu’il soit pharaonique. L’Afrique a besoin de rever et de realiser ses reves. Il est bien possible de le realiser, la question est de voir comment avec les partenaires financiers internationaux et africains.
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LA QUESTION N’EST PAS DE DISSERTER SUR LE CARACTERE UTOPIQUE OU NON DE L’IDEE DE PROJET DE ABDOULAYE WADE MAIS DE SA FAISABILITE (CE N’EST PAS ENCORE UN PROJET !!!) ET DE L’ADHESION DES PAYS AFRICAINS. A COPENHAGUE, CETTE IDEE DE PROJET NE FIGURAIT PAS SUR LA TABLETTE DES PROJETS DEFENDUS PAR LA DELAGATION AFRICAINE (DONT WADE NE FAISAIT PAS PARTIE !). ABDOULAYE WADE VEUT IMPOSER SES "IDEES DE PROJETS" A L’AFRIQUE : CENTRALE SOLAIRE, GRANDE MURAILLE VERTE, MUR DE L’ATLANTIQUE, MONUMENT DE LA RENAISSANCE "AFRICAINE", ETC. AUTANT DE FOLIES QUI N’ATTIRENT AUCUN PAYS AFRICAIN SERIEUX ! DANS SON PROPRE PAYS, WADE N’A DEJA PAS DE POLITIQUE ENERGETIQUE COHERENTE : ENERGIE SOLAIRE, CENTRALE NUCLEAIRE, CENTRALE A CHARBON, CITERNES DE STOCKAGE DE FUEL POUR LA SENELEC, USINES DE GAZ BUTANE, ETC. TOUTES CHOSES DONT LES MARCHES JUTEUX SONT PORTEURS DE CORRUPTION ET D’ENRICHISSEMENT POUR LE REGIME LIBERAL ! LA VERITABLE POLITIQUE ENRGETIQUE DE WADE ET DE SAMUEL SARR RESIDE DANS CES MARCHES - LA ! LE ROLE ECONOMIQUE ET SOCIAL DE L’ENERGIE NE LES INTERESSE PAS ! LA POLITIQUE EFFRENEE DE MISE EN PLACE DES INFRASTRUCTURES EST DANS LA MEME LOGIQUE.
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5 janvier 2010 18:19, par Pangool de la Table Libre
Qu’il commence par booster la recherche à l’université sur les énergies renouvelables et qu’il mette en projet leurs résultats déjà considérables dans l’éolien et le solaire au ferlo par exemple au lieu de simplement s’approprier les idées d’autrui pour les dévaloriser !
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